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2.9.06

Voyageons dans l'esprit de nos contemporains pacifiques, et, pour changer, dans la vie parfois exemplaire de nos frères les grands singes 

Un petit florigère du site http://lespasseurs.com/accueil.php (mais ne cherchez pas de réalisme politique ici, ces gens gobent tout et on a droit, en la personne de van Helsing, à un fan de l’extravagant Livre Jaune, particulièrement bâclé sur le 119...).

http://lespasseurs.com/pensee.html

- Avance si tu ne veux pas reculer –Anonyme

- Il n'est pas difficile de faire un pas en avant; ce qui l’est, c'est de le décider – Anonyme

- On ne consent pas à ramer quand une force intérieure nous pousse à voler. – Helen Keller

- Qui ne se plante jamais n’a aucune chance de pousser – Proverbe arabe.

- Le hasard est le chemin choisi par ceux qui ont peur de la vérité. – Florence 12 ans

- Même dans le plus grand désarroi il existe toujours un chemin qui mène à l'âme. – Saül Bellow

- Foi, incroyance, rumeurs colportées, Coran, Torah, Evangile prescrivant leurs lois…A toute génération ses mensonges -que l’on s’empresse de croire et consigner. Une génération se distinguera-t-elle, un jour, en suivant la vérité ?. – Al - Ma'arri

- ..ne te fie pas à tes yeux, tout ce qu'ils te montrent, ce sont des limites, les tiennes. Regarde avec ton esprit, découvre tes convictions et tu trouveras la voie de l'envol. -Jonathan Livingston le Goéland

- http://lespasseurs.com/texteamediter.html

- http://lespasseurs.com/personnescadeaux.html

Citation en cadeau :

"l'emballage n'est pas le cadeau!

C'est si facile de faire l'erreur...et nous rions

quand les enfants prennent l'un pour l'autre.

Parfois, le cadeau est très facile à ouvrir,

parfois il faut se faire aider.

Peut-être parce que les autres ont peur?

Ils ont peut-être déjà été ouverts et rejetés?

(…) Je suis un cadeau pour les autres,

est-ce que j'accepte d'être donné aux autres?

Les autres doivent-ils se contenter de l'emballage?

Peuvent-ils apprécier tout le cadeau?

Toutes les rencontres sont des échanges de cadeaux"

- http://lesogres.info. Ces infréquentables auto-proclamés veulent détruire les frontières ! Notamment la frontière entre le pouvoir qui frime et le peuple qui trime. Ca peut se tenir dans la plupart des cas. Dommage qu’ils n’aient pas assez de dents pour percer et croquer le mythe du 11/9. Leur bandeau est pas mal :

"A méditer... "Pour réduire l’intégrisme et l’extrémisme, efforçons-nous de DIALOGUER avec les intégristes et les extrémistes".(…) LE POUVOIR ISRAELIEN EST UN DANGER PLANETAIRE: Palestine/Liban - La lutte contre le terrorisme a toujours été et ne peut-être qu’une guerre de l’ombre, une action de services secrets. IL N'Y A PAS UNE ARMEE CONTRE UNE ARMEE ! Intox médiatique mondiale ! N’acceptez pas de laisser dire "guerre" contre le terrorisme ! C’est une intox politique pour justifier un néo-colonialisme avide, sanguinaire et hystérique. Ou alors fermez-la et priez pour nous tous, si vous y croyez encore... L'axe du désordre mondial est AMERICANO-ISRAELIEN - Il est de nature fasciste et quasiment désormais néo-nazi - Merde à ta pétro-guerre ! Bush ! (CLIC ICI) Merde aux commerçants inhumanitaites d'armes et de pétrole ! --"

- http://counterpunch.org. On admire la curiosité critique de ces pacifistes qui dissèquent pour nous la politique américaine.

- http://quibla.net. Site anti-guerre et anti-propagande fait par des musulmans et leurs amis, pas dupes des manipulations du 11-septembre (voir au bas de leur page).

- http://france-echos.com. Un culot et une parano plus importants qu'un de ses adversaires, http://lesogres.info. On est tous le fou de quelqu’un, et eux sont certainement les fous des musulmans, qu'ils exècrent et dont ils se présentent comme leurs victimes… Comment faire dialoguer tous ces gens ?

- http://jackblood.netfirms.com/home/headline.html. Pas d’hésitations, l’actualité est commentée sans y aller avec le dos de la cuillère. Jack Blood a un tempérament à soulever des pyramides.

- http://michelcollon.info, un site d'info anti-impérialistes.

- http://lorgane.com. Humour et commentaires révoltés contre toutes les conneries qu’on doit supporter. Surtout orienté contre les conneries régnantes.

- http://youtube.com, http://dailymotion.com. Plein de créations étonnantes par des esprits combattifs !

Enfin, pour ceux qui seraient en position de faire bouger des choses et auraient un message à faire passer, on ne peut que conseiller ces listes d'information :

business solidaire : aubergedelasolidarite-subscribe@yahoogroupes.fr (mais un des modérateurs a censuré notre présentation d'une page de Jean-Pierre Petit pour diffuser dans les milieux civils une énergie nucléaire non polluante et arrêter la course aux armements nucléaires à des fins militaires, par frilosité intellectuelle devant cet auteur controversé, alors que le message ne s'opposait en rien à la charte), http://lettre.ouvaton.org/Lettre/subscription.php (Ressources solidaires)

antiguerre : roger.romain@skynet.be, do@mai68.org, assawra-subscribe@yahoogroupes.fr (axé sur la Palestine).

Bon surf jusqu’à la prochaine guerre contre l’Iran (en octobre) suivie d’un attentat aux US genre "feu du Reichstag", C’est du moins l’avis d’hommes assez informés, Nafeez Ahmed (http://nafeez.blogspot.com) et Daniel Ellsberg (http://www.infowars.com/articles/terror/pentagon_papers_author_gov_maybe_did_911.htm). Les chauds partisans du régime militaire israélien, CRIF compris, n’appellent-ils pas de leur vœu des frappes nucléaires (cf. http://www.voltairenet.org/article142888.html) ?

Vous prend-il soudain une envie de doux exil, très loin ? Dans les montagnes, par exemple ? Tiens pourquoi pas chez les gorilles ? Leur vie n’est-elle pas tout compte fait plus enviable ? N’auraient-ils finalement pas plus de temps que nous à vivre ? On a l’impression qu’ils font moins n’importe quoi et pensent moins de travers que la plupart des hommes, plus maladroits et ridicules que n’importe quelle espèce, avec leur vanité, leur ânerie, leur désir de confort, leurs convoitises, leur futilité et leur besoin de reconnaissance maladifs. Parce que les hommes sont moins libres socialement et intérieurement ?

"Plus on connaît les singes, moins on aime les hommes", nous apprenait Diane Fossey, cette merveilleuse émerveillée (http://i36.photobucket.com/albums/e1/Renee11743/DianeFossey.jpg

http://www.solonosotras.com/images/cultura/dianfossey.jpg

http://www.bsu.edu/web/theta/Intropage/Famous%20Alums/Fossey.jpg)…

A signaler d’autres comparaisons avec nos existences.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=955006

"Nos frères les singes 4 - Chimpanzé ou bonobo : Reflets dans un miroir"

Article publié le 11 Août 2006, Par Catherine Vincent

"Extrait : Violente, patriarcale et politique, la société des chimpanzés diffère radicalement de celle des bonobos, matriarcale et pacifique. L'homme, « singe bipolaire » par excellence, balance, lui, entre les deux modèles. Au zoo de Twycross, en Grande-Bretagne, Kuni vit un jour un étourneau heurter la vitre de son enclos. Aussitôt elle vint à son aide, et le remit sur ses pattes. Mais l'oiseau, assommé par le choc, ne pouvait s'envoler. Le tenant dans sa paume, la femelle bonobo grimpa alors au sommet du plus grand arbre. Elle lui déplia délicatement les ailes et le lança en douceur, comme l'aurait fait un enfant d'un planeur en papier, en direction de la liberté. L'étourneau fut sauvé".

(cela change avec ce que l’on fait subir aux bêtes… Avez-vous vu le site http://fourrure-torture.com ? Chiens d’humains, va !).

http://www.lexpansion.com/art/0.0.114434.0.html:

15/04/1993 DES PATRONS ET DES SINGES

L'Expansion

[A propos d’un livre de Marie Muzard sur la jungle entrepreneuriale (Ces grands singes qui nous dirigent, Albin Michel).]

"Troisième leçon : plus les sociétés de singes sont sophistiquées, plus le rôle du chef est limité et la créativité démultipliée. En dehors des périodes de crise - guerres intestines, menaces de prédateurs, sécheresse -, le chef chimpanzé n'est guère interventionniste. Sa sociabilité, son intelligence, sa détermination, son goût du risque l'ont conduit au pouvoir grâce à un réseau d'alliés. Mais, à l'inverse des macaques rhésus, dont la structure de pouvoir est pyramidale, le chef chimpanzé dirige une tribu décentralisée, dont les membres sont relativement autonomes.

Les subordonnés peuvent partir chasser de leur côté.

Avant de prendre quelque initiative que ce soit, le macaque rhésus consulte son chef. Le chimpanzé, lui, ne craint pas de se lancer dans des aventures et de quitter momentanément le groupe. La créativité d'un groupe de singes peu évolués, note Marie Muzard, est égale à celle de ses dominants. Alors que, chez les chimpanzés, elle est la somme de la créativité de tous ses membres. Il n'est pas surprenant que nos proches cousins soient plus habiles dans la fabrication d'outils que les macaques rhésus, par exemple, et que leur répertoire de parades soit nettement plus riche.

Mais attention : la décentralisation comporte ses dangers. (…) Aucun chef chimpanzé ne peut résister aux coalitions organisées par des subordonnés intelligents, écrit notre primatologue."

Voilà le problème : l’homme, pour ne pas tomber trop bas, essaie souvent, lui, de réduire l’intelligence de ses subordonnés… Eternelle opposition entre l’intérêt individuel et le bien commun. Ceux qui agissent ainsi sont souvent ceux qui ont le plus d’incompétence et de turpitude à cacher. Mais un gouvernement correct n’est jamais à l’abri des ambitions des mauvais esprits d’en-face. L’échappatoire consisterait sans doute à partager les richesses et à instaurer, par le biais du dialogue, le respect. Mais y a-t-il assez à donner à tous et ceux qui convoitent toujours plus peuvent-ils ressentir du respect ?

Si la pollution et les maladies continuent à ce rythme, ne devra-t-on pas vivre dans des zones protégées ? Faudra-t-il prendre les mêmes précautions que l’on prend pour les grands singes ?

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-803160,0.html

"Est-il trop tard pour les sauver ?

LE MONDE | 12.08.06 | 13h55 • Mis à jour le 12.08.06 | 13h55

"Il est minuit moins une pour les grands singes" : la formule, attribuée à Klaus Toepfer, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), est à peine excessive. Le 9 septembre 2005, à Kinshasa (République démocratique du Congo), 24 pays membres de l'ONU s'associaient pour faire une annonce dramatique et sans précédent : si rien n'est tenté par la communauté internationale, d'ici à 2015, tous les grands singes anthropoïdes auront disparu de la nature avant 2050.

A LIRE

LE SINGE EN NOUS, de Frans de Waal. Ed. Fayard, 2006, 326 p., 20 euros.

(…)

LES GRANDS SINGES, L'HUMANITÉ AU FOND DES YEUX, de Pascal Picq, Dominique Lestel, Vinciane Despret et Chris Herzfeld. Ed. Odile Jacob, 2005, 124 p., 33 euros.

UNE TENDRESSE SAUVAGE, de Claudine André. Ed. Calmann-Lévy, 296 p., 18 euros.

DES ZOOS POUR QUOI FAIRE ?, de Pierre Gay. Ed. Delachaux et Niestlé, 2005, 222 p., 19 euros.

THE WORLD ATLAS OF GREAT APES AND THEIR CONSERVATION, de Julian Caldecott et Lera Miles. Ed. University California Presse, 424 p., 42,90 euros. traduction française en cours.

(…)

Une priorité a été dégagée : améliorer les mesures de recensement des populations. Mais le nerf de la guerre reste à trouver : au bas mot, 25 millions de dollars pour les seules actions urgentes (inventaire, lutte contre le virus Ebola et le braconnage, sensibilisation et éducation des villageois). En attendant, les grands singes continueront de voir leurs effectifs naturels diminuer. Et les zoos, de plus en plus, deviendront leur ultime refuge.

Indispensables parcs zoologiques ! Autrefois prédateurs d'animaux, les voilà devenus conservateurs. Dépositaires d'une mémoire vivante qui, un jour peut-être, permettra de repeupler la planète. En Europe comme aux Etats-Unis, nombre d'entre eux ont déjà investi cette nouvelle mission. Dans le cas d'une espèce ne subsistant dans la nature qu'en un seul endroit, comme les bonobos ou les orangs-outans, ils permettent d'éviter le pire : les animaux en captivité étant répartis dans plusieurs parcs, les catastrophes naturelles et les contaminations ne les atteindront jamais tous en même temps. Et leurs locataires, lorsqu'il s'agit de bons établissements, ne sont pas forcément plus malheureux que dans leur habitat naturel en cours de désintégration.

(…) sont désormais mis en œuvre des plans d'élevages internationaux qui permettent de connaître les effectifs en captivité, de programmer les naissances et d'organiser régulièrement des échanges, évitant la consanguinité.

(…)

"L'histoire individuelle d'un animal en captivité n'est pas la même que dans son habitat naturel, et elle peut se transmettre d'une génération à l'autre", souligne la vétérinaire Marie-Claude Bompsel. Professeur au Muséum national d'histoire naturelle, elle raconte la triste histoire de Lingga, un bébé femelle orang-outan dont on va bientôt fêter, à la ménagerie du Jardin des plantes de Paris, le premier anniversaire. Depuis qu'elle l'a mise au monde, sa mère, Wattana, s'en désintéresse complètement, et ce sont les soigneurs de la ménagerie qui ont dû, jour après jour, la toiletter et la nourrir.

Si Wattana, dont Lingga est le premier - et sans doute le dernier - enfant, se conduit en mère dénaturée, c'est qu'elle a elle-même connu une enfance malheureuse. Orpheline dès son plus jeune âge, elle a elle aussi été élevée "à la main", et n'a pas bénéficié d'exemple familial pour apprendre son métier de parent. Devenue grande, Lingga fera-t-elle mieux que sa mère ? "Lorsque les grands singes sont élevés par les hommes, ils s'humanisent", constate Marie-Claude Bompsel, " et cela ne leur rend pas forcément service".

(…)

Catherine Vincent"

Quelques sites sur nos amis les singes :

http://www.grands-singes.com/pages/singe.htm (notre préférence va au bonobo, végétarien dénué de tout esprit de chasseur, et à l’orang-outan, qui va la plupart du temps seul. On retrouve trop de nos défauts chez les chimpanzés et les gorilles : lorsqu'un mâle gorille atteint la maturité, il cherche à créer son propre groupe en emmenant des femelles de son groupe natal ou en cherchant des femelles d'autres clans. Et s’il est généralement un géant pacifique au cœur tendre, des batailles surgissent alors parfois. Le rang d'un chimpanzé dans la hiérarchie du groupe dépend de sa naissance et de sa sociabilité, notamment au cours des séances d'épouillage mutuel. Faisons-nous donc des compliments et des marques d’attention réciproques ! Mais les mâles se lancent fréquemment dans des parades d'intimidation pour prouver qu'ils sont les plus forts et les plus courageux.

http://planete.simiesque.free.fr

http://www.greatapeproject.org

http://www.pan-paniscus.org

A côté du gorille, même si ce dernier est un tantillet dictateur, y a pas photo :

"L’homme est le mongolien du singe", comme le titrait un pamphlet de la Vérité, journal lancé par Marc-Edouard Nabe.

http://m.e.nabe.free.fr/Verite/n2.pdf

"L’homme est le mongolien du singe

« Flocon de Neige » (Copo de Nieve), le seul spécimen de gorille albinos que l’homme ait jamais connu, est mort le 24 novembre au zoo de Barcelone après quarante ans de loyaux services à l’espèce humaine. La mort annoncée de ce singe était attendue anxieusement depuis des mois par les Espagnols dont il était la véritable mascotte. Cette mort coïncide aussi avec les cris d’alarme poussés par les scientifiques : les grands singes sont littéralement en voie de disparition et leurs forêts en passe de disparaître. L’évolution de l’Homme s’est toujours faite en détruisant ou en humanisant les bêtes, alors que l’Homme, pour vraiment évoluer, n’a qu’une chose à faire : s’animaliser. Si une mouche (ou même un suricate) décrétait un beau matin que son espèce est le nec plus ultra de la civilisation, la plupart des êtres humains se tordraient de rire. Oui. Ce que peu de gens savent, c’est que lorsque l’Homme, en vertu d’obscures théories darwinesques, se déclare l’espèce la plus évoluée de la planète, c’est la faune entière qui se tord de rire. Il n’y a franchement que des crétins d’humains pour croire que l’Homme soit le summum de l’évolution de la vie animale. Malgré plusieurs années d’école et une solide éducation civique, j’ai réussi à sauvegarder un peu de bon sens et d’esprit géométrique. Je sais donc que les mouches n’ont pas attendu les avions pour apprendre à voler, que l’Homme cherche depuis toujours la jeunesse éternelle mais que les étoiles de mer, quine vieillissent pas, l’ont trou-vée… Plus simplement, toute personne ignare mais encore décente convient que, dans un supermarché, en période de soldes, le regard effaré d’un chien attaché au portillon reste le dernier signe de bonne santé mentale. Je n’ai strictement aucun échange intellectuel digne de ce nom avec mes congénères mais j’en ai beaucoup avec les animaux. Particulièrement avec les chiens du fait de leur névrose quasi christique (ils tendent toujours la bajoue gauche) et surtout avec les singes. Qui se ressemble s’assemble. Tout le monde sait que le génome du singe est à 99,4 % identique au nôtre. Les 0,6 % qui nous séparent du singe doivent être liés à un chromosome dans le style 21. Quand le premier homme a fait son apparition sur terre, les grands Singes l’ont regardé comme un singe « taré ». Exactement comme un être humain dit « normal » regarde un trisomique. Aucun gorille ni chimpanzé sur cette planète n’a vu dans lenouveau spécimen humain un singe évolué, mais bien un singe dégénéré. L’Homme, avec son grand H, n’est rien d’autre que le mongolien du Singe. Tous les Singes le savent. L’homme, ce singe « taré » a réussi en quelques milliers d’années à foutre en l’air les trois quarts de la planète entière. Il se lamente aujourd’hui, sans la moindre once de gêne, de la dis parition programmée de ses propres parents «les grands Singes » et réclament des millions de dollars pour sauver les forêts ou plutôt pouvoir continuer à les saccager. Chez la race humaine, un salaud en masque toujours un autre, il ne faut jamais l’oublier. Il y a pire encore que les fachos qui exterminent à tout-va les animaux, il y a ceux qui les adorent. Les « amis des bêtes » souhaitent faire partager à la race animale les « bien-faits » du Progrès, les humaniser, les «élever », ce qui signifie les rabaisser à notre niveau d’abrutissement. Ce sont les mêmes aujourd’hui qui pleurent la disparition d’un magnifique Gorille albinos que ces imbéciles ont, par indécence extrême pour ne pas dire bêtise congénitale, appelé « Flocon de neige». Ceux qui ont rencontré ce gorille et qui l’ont vraiment aimé n’ont jamais eu la grossièreté de lui adresser la parole, encore moins de l’appeler par un nom qui jamais ne fut le sien. Notre langage si insignifiant est injurieux pour les Singes et notre « intelligence » est pour eux le signe même du Mal. « Flocon de Neige » n’est pas la peluche des gentils humains, il est le martyr même de la race simiesque. Toute sa vie il a vécu entouré de malades-mentaux d’hommes. C’est à l’âge de deux ans, en Guinée Équatoriale, sur le corps criblé de balles de sa mère, que ce singe a fait connaissance avec l’humain. Pour son malheur, il était blanc et ses yeux étaient bleus. L’Homme, toujours fidèle à son chromosome 21, se prit à l’adorer et dépêcha un régiment de spécialistes pour analyser son albinisme. Le petit gorille devint rapide-ment une star et fut envoyé au Zoo de Barcelone.Bourré d’anti-dépresseurs pour supporter la compagnie humaine, le singe rempilait tous les après-midis comme salarié principal du parc zoologique. Des foules de primates «humains» venaient reluquer ce gorille immaculé, graissant la cage de leurs doigts humectés de churros. Bien décidés à l’abrutir, les amis des bêtes — toujours eux ! — organisaient des fêtes pour l’anniversaire de leur « copito », dansaient la sardane dans sa cage et tentaient vainement d’entamer la conversation avec lui. Le Singe, ce Saint, continuait à manger son céleri et ses carottes, totalement indifférent au spectacle des mongoliens. On fit déplacer Salvador Dali en personne pour sensibiliser l’animal à l’art. Dali lui offrit une poupée gonflable habillée en mariée. Le gorille lui jeta alors un tel regard de mépris que je sais de source sûre que le surréalisme ne passera jamais à la postérité. Croire que l’Art nous rend supérieurs aux animaux est une vaniteuse erreur. C’est précisément parce que nous sommes inférieurs aux animaux que nous avons besoin de l’art pour vivre. Le Singe ne comprend rien à l’art pour la simple raison qu’il vit déjà dedans. Tout ceque vit l’homme est un ersatz de la Vie. Le Singe est dans la Vie. Gaudi, cet autre catalan, disait que « la seule originalité pour un artiste consiste à revenir à l’Origine ». Les Singes, nos ancêstres, en savent plus que nous sur l’Origine. « Flocon de Neige » a crevé à petit feu d’une maladie typiquement humaine : un cancer de la peau. Il portait les stigmates de l’homme à même le corps, des plaies purulentes où les mouches se posaient pendant la journée. Ces dernières années, le monstre blanc refusait même de montrer son visage aux rats humains agglutinés devant sa cage de verre. Ceux qui l’ont vu, comme moi, en vrai, se tenir droit et immobile pendant des heures, les bras croisés, tournant ostensiblement le dos à la foule savent ce qu’est la véritable dignité."

Anne-Sophie Benoit


Comments:
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Dans la série "Nous faisons fausse route", redécouvrons l'auteur d'un ouvrage ainsi intitulé : Jacques Duboin.

Il nous paraît que ses idées soient toujours d'actualité car les mêmes contraintes, le mêmes contradictions, et les mêmes décideurs qui comptent et détruisent au nom d'un goût immodéré du profit nous mènent au gouffre.
Vive l'abondance sans la surproduction !
Vive les loisirs sans les nababs qui surprofitent !
Vive l'argent provisoire sans la pénurie et les gros porcs !


Son programme mériterait au moins d'être appliqué provisoirement. Comme celui de Dieudonné et de l'idiot du village intitulé SA VIE.
Extraits de http://economie-partagee.chez-alice.fr/bernard_kapp.htm.

D'abord un article publié par Bernard Kapp dans le supplément Economie du Monde du 22 juin 1999 (Jacques Duboin, le dernier des utopistes):

"Au programme : un revenu égal pour tous, une réduction massive du temps de travail et l'instauration d'une «monnaie de consommation» rendant toute thésaurisation impossible

Nous sommes en 1932. La France s'enfonce dans la dépression économique, comme le reste de la planète. En trois ans, la production a reculé de 30 % et le chômage prend des proportions dramatiques. Pour beaucoup, le système capitaliste a fait la preuve de sa nocivité. Mais par quoi le remplacer ? La proposition la plus radicale - et la plus étonnante - vient d'un ancien banquier de cinquante-quatre ans, Jacques Duboin, qui a publié un petit livre au titre prophétique (La Grande Relève des hommes par la machine) et qui fonde dans la foulée le Mouvement français pour l'abondance; avec, au programme, un revenu égal pour tous, une réduction massive du temps de travail et l'instauration d'une « monnaie de consommation » rendant toute thésaurisation impossibleÉ

Jacques Duboin, qui est loin d'être un fantaisiste marginal (il a longtemps été député de Haute-Savoie et a même occupé le poste de sous-secrétaire d'État au Trésor), a construit une argumentation extrêmement séduisante.

(...)

L'avancée des connaissances ne peut qu'accélérer la mutation de l'appareil industriel, qui va produire de plus en plus de richesses avec de moins en moins de main d'oeuvre.

Conclusion : le monde est désormais entré dans l'ère de l'abondance.

Or la logique du système capitaliste, qui s'est formée à une époque où les hommes échangeaient entre eux des biens à fort contenu de travail, reste celle de la rareté. Pas question de produire à plein régime pour satisfaire les besoins de la population à faibles coûts. La loi du profit oriente plutôt les entreprises vers des produits et des services qui peuvent être vendus à bon prix. Ce qui aboutit parfois à l'organisation de la pénurie. Exemple : on détruit régulièrement une partie des récoltes parce que les prix du marché sont trop faibles, alors que des millions de personnes meurent de faim...

Que faire pour que tout le monde puisse pleinement profiter des bienfaits de la science et des techniques ?

Changer de logique. Et passer d'une économie de l'échange à une économie de la répartition. Ce qui suppose de tirer un trait sur le passé et de réorganiser l'économie et la société sur de nouvelles bases. «Le rôle social de la machine économique, écrit Jacques Duboin, ne doit plus être de fournir du travail (entreprise chimérique, même à l'ère de la rareté), mais de procurer des produits et des services. » Le nouveau système réglera le problème de la misère et, plus généralement, celui de l'inégalité.

Chaque citoyen recevra de l'État une somme mensuelle fixe qui lui permettra de couvrir l'ensemble de ses besoins en matière d'alimentation, d'habillement, de mobilier, de transport, de loisirs, etc. Ce revenu social sera le même pour tous (sauf pour les enfants qui ont des besoins plus importants !). Bien que ce revenu soit un droit, le citoyen devra assurer en contrepartie un service social en participant à la production. L'État et les collectivités locales seront chargés de répartir le travail entre tous, en utilisant au mieux les connaissances et le savoir-faire de chacun. La durée de ce service social ? Elle se réduira au fur et à mesure de la rationalisation de la production et des progrès du machinisme. Et la réduction progressive du temps de travail permettra de dégager un temps de loisir de plus en plus important, pendant lequel chacun pourra se livrer à des activités librement choisies.

(...)

D'où le recours à une « monnaie de consommation » d'un nouveau genre, qui ne servira qu'à gérer le revenu individuel. Gagée sur la production et non plus sur des réserves d'or ou de devises, cette monnaie ne sera utilisable que pendant un laps de temps limité, de l'ordre de quelques mois. Étant entendu que les consommateurs devront effectuer leurs très gros achats (les voitures, par exemple) en effectuant des paiements par tranches.

Par la suite, Jacques Duboin développe et affine son système dans une série de petits textes publiés entre 1934 et 1955. Chemin faisant, il balaie à coups de formules les objections présentées par ses lecteurs. Pourquoi irait-on travailler si l'on a de toutes façons droit à un revenu égal pour tous ? Parce que ce sera un geste civique. On accepte d'être mobilisé pour les horreurs de la guerre, mais acceptera-t-on de l'être pour les bienfaits de la paix ? Comment peut-on réduire la quantité de travail si les besoins à satisfaire ne cessent d'augmenter ? En limitant la production aux biens et aux services véritablement utiles et en éliminant les besoins artificiellement créés par la publicité. Etre riche, en régime d'abondance, c'est user des bonnes choses de l'existence sans jamais en abuser.

Jacques Duboin apparaît ainsi comme l'un des derniers utopistes, rescapé d'un âge où l'on accordait une confiance sans limites à la bonté naturelle de l'homme. Ce qui lui a valu d'être totalement - et injustement- ignoré par l'establishment de la pensée économique. Et de sombrer dans l'oubli des bibliothèques.

Ne serait-il pas temps de republier quelques-uns de ces textes bourrés d'idées rafraîchissantes ?"
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Toujours sur http://economie-partagee.chez-alice.fr/bernard_kapp.htm :

"Il publie en 1931 Nous faisons fausse route, ouvrage dans lequel il constate que les progrès techniques font plus que changer les méthodes de guerre, ils en bouleversent le sens. Pourquoi faire une guerre? Pour en tirer un tribut? Il n'en est plus question, c'est inutile. Pour dévaster des richesses? Mais cela n'enrichit pas le vainqueur et ne détruit pas le potentiel économique car celui-ci dépend des richesses naturelles, qui sont vite reconstituées, et de l'activité laborieuse des habitants. Un pays pousserait-il la barbarie jusqu'à exterminer la population elle-même? Mais alors ce sont des clients éventuels qu'il détruirait et ce sont ses propres industriels et commerçants qui en subiraient les conséquences !

(...)

Après la relève des troupes au front, il faut constater qu'il s'agit maintenant de La grande Relève de l'homme par la machine. Ce titre, publié en 1932, résume le point de départ de toute ses réflexions et de toutes les propositions qui vont en découler. Il vient de se produire un bouleversement des rapports de l'homme à son économie, mais, hélas, l'humanité n'en a pas encore perçu toute la portée, de sorte que là où la machine, ou la science, rend inutile le labeur de l'homme, celui-ci est mis à la porte, et c'est le chômage qui en découle et qui s'étend, ce sont des millions et des millions de chômeurs qui se retrouvent dans la misère la plus noire. Ce qu'on appelle la crise (1934), explique-t-il, n'est pas à proprement parler une crise, en ce sens que les choses ne redeviendront plus jamais comme elles étaient avant : il s'agit d'un tournant dans l'histoire de l'humanité, d'une véritable mutation, d'un changement de civilisation, c'est La grande révolution qui vient (1934) et qui voit l'homme capable de produire désormais ce dont il a besoin pour vivre sans être pour cela condamné à travailler à la sueur de son front, tout son temps, toute sa vie. Une ère nouvelle vient de s'ouvrir, au cours de laquelle l'homme pourra s'épanouir, se consacrer à loisir à d'autres activités que celles de produire. Mais il ne sait pas s'y adapter. Les moyens de production sont devenus tels que la France, comme les autres pays industrialisés, regorge de richesses, mais de plus en plus de chômeurs sont privés de tout pouvoir d'achat. C'est La misère dans l'abondance, sous-titre d'un ouvrage publié dès 1934, qui conte l'histoire de Kou l'ahuri personnage imaginaire ainsi nommé parce que venu visiter la France pour comprendre les causes de la crise il est stupéfait de trouver un pays si riche mais où tant de gens n'ont rien pour vivre.

Ce livre plein d'humour, réédité en 1935, est une véritable caricature de la pensée économique. Resté oublié jusqu'à une nouvelle réédition en 1982, il a inspiré une remarquable pièce de théâtre, mise en scène en Belgique par Christine Delmotte, qui a montré, hélas, qu'il n'a, incontestablement, rien perdu de son actualité. La scène dans laquelle Kou est introduit dans l'abbaye de Sainte économie et assiste aux dévotions que les économistes rendent à St Jean-Baptiste Say, dans un local fermé sur l'extérieur, afin qu'aucune nouvelle ne vienne contredire leur enseignement, est un chef d'Ïuvre du genre.

(...)

Ce livre contient en annexe des déclarations de responsables politiques, relevées entre 1920 et 1934, qui tous jurent qu'ils vont rétablir l'équilibre budgétaire. On est stupéfait de s'apercevoir ainsi que c'est, presque mot pour mot, ce qu'on entend encore aujourd'hui : en trois quarts de siècle les promesses n'ont pas évolué, les politiciens en sont au même point.

(...)

Il constate d'abord que tous les gouvernement font exactement tout ce qu'il ne faut pas faire, à savoir : freiner la production de richesses, pour la simple raison que l'abondance tue le profit. Et c'est ainsi qu'il part en guerre contre les destructions massives de produits agricoles, qualifiées d'excédentaires non pas parce que personne n'en a besoin, bien au contraire, car la misère s'étend, mais parce qu'elles ne trouvent pas de clients solvables. plutôt que d'en baisser les prix, on préfère détruire pour rendre plus rares les produits mis en vente, ce qui permet d'en maintenir les cours. Pour dénoncer ces absurdités, en montrer le côté véritablement criminel, pour inciter les gens à réfléchir sur la façon dont tout le monde pourrait profiter du progrés accomplis dans les techniques de production, Jacques Duboin crée en 1934 une association-loi 1901 qu'il appelle Le Droit au travail et au progrès social puis il crée un journal La Grande Relève des hommes par la Science dont le titre est inspiré du livre qu'il a publié trois ans plus tôt.

(...)



«Dis-toi qu'il n'y a plus place aujourd'hui dans tous les grands pays modernes, que pour deux partis politiques, celui des partisans de l'abondance et celui des bénéficiaires de la rareté. Les partisans de l'abondance proclament que l'homme est né pour vivre et qu'il doit travailler dans la mesure où c'est encore nécessaire. Ils réclament donc leur part de travail, leur part de loisir, leur part dans la richesse produite grâce au patrimoine scientifique qui nous appartient à tous indistinctement. Les partisans de l'abondance ne parleront jamais de surproduction tant qu'il y aura des être humains qui manqueront du nécessaire. Les bénéficiaires de la rareté veulent artificiellement recréer de la rareté qui permet le profit...»

Le combat de Jacques Duboin et de ses compagnons se concentre sur les destructions de richesses, de vivres et d'outillages, dont ils dénoncent l'absurdité, jusqu'à intenter un procès contre l'Etat, destructeur de ces richesses avec l'argent des contribuables et dans le seul but de soutenir les prix. A cette époque, on n'avait pas encore mis au point la production à flux tendus, mais si certaines méthodes ont changé, on en est toujours à adapter la production à la seule demande solvable, au mépris de tous ceux à qui la production ne distribue pas de pouvoir d'achat parce qu'elle n'a plus besoin d'eux.

(...)

Qui ne voit qu'une seule solution est possible ? Elle consiste : 1° à faire fonctionner l'outillage, de façon à ce qu'il fabrique au maximum les produits, 2° à ce que tous les travailleurs sans exception, passent à tour de rôle dans le secteur de la production; ils accompliront ainsi un service social qui assurera la pérennité de la production et dont la durée diminuera au fur et à mesure des nouveaux progrès de la technique; 3° à gager la monnaie non plus sur l'or, mais sur la production annuelle elle-même; cette monnaie, dont la valeur disparaîtra avec la production qui lui sert de gage, sera répartie entre tous les consommateurs... Tel est le sens des réformes de structure imposées par les perfectionnements de l'équipement économique.»

Et J. Duboin passe au crible du bon sens toutes les absurdités entreprises pour essayer de résoudre les problèmes du chômage et de la misère, tout en expliquant, à chaque occasion, pourquoi il n'y a pas moyen d'en sortir sans changer le système économique lui-même, ce qu'aucun homme politique ne peut se résoudre à entreprendre.

(...)

«Les hommes ne veulent pas comprendre que la science, en les relevant de leur labeur, leur apporte des produits et des loisirs. Les produits, ils les détruisent. Les loisirs, ils en font de la misère.»

(...)

Depuis que l'humanité avait fait la conquête des forces élémentaires de la nature, elle réussissait à les mettre à son service, dans des proportions si gigantesques , que la machine, bientôt, libèrerait l'homme de son labeur millénaire.

(...)


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http://dieudo.net/2007/article.php3?id_article=204
http://partitions.levillage.org/article.php3?id_article=31

" Manifeste Vivre ou Survivre

mardi 28 août 2001, par PARTITIONs "

" Manifeste Vivre ou Survivre

Droit de subsistance digne

1

Le droit de survivre ne se demande pas. Il ne s'échange ni contre une idée, ni contre un bien matériel ou un bienfait moral. Survivre suppose un droit à la subsistance matérielle comme morale, c'est à dire une subsistance digne.

2

Chacun doit être assuré qu'il pourra toujours subsister dignement. Subsister dignement dans une société prospère consiste à pouvoir toujours se nourrir, se vêtir et se loger sans rien devoir à personne et sans remercier quiconque. Une société prospère et digne refuse de contraindre matériellement ou moralement un de ses membres à demander ou à accepter un moyen de subsistance. Chacun doit être assuré qu'il restera toujours digne en organisant lui-même sa subsistance.

3

Chacun a droit à une part minimale d'autonomie, d'indépendance par rapport au système économique et aux lois du marché du travail en vigueur. Cette part d'autonomie seule garantit la survie matérielle et morale de chacun. Le droit de subsister sans condition est la condition d'une économie humanisée. Une société devient digne quand elle garantit à chacun un moyen de subsistance digne. La société n'a jamais pu et ne pourra jamais assurer à tous la dignité dans le travail.

4

La solidarité de tous garantit la subsistance à chacun. Accepter un niveau de vie minimal est un acte de solidarité. Partager le travail et le chômage relève de la solidarité. La survie sociale d'une personne ne doit plus dépendre de son travail. Le travail d'un conjoint ou d'un proche ne procure pas d'identité sociale réelle. L'identité sociale de chacun doit prendre sa source dans l'existence d'un droit à la subsistance pour tous. Lui seul permet à chacun de faire rimer sincèrement métier et personnalité.

5

L'état assure un droit de subsistance digne à chacun quel que soit son age et son statut économique ou social. L'état garantit à chacun le versement à vie d'une Allocation vitale d'indépendance économique (Allocation VIE).

6

L'Homme politique ne peut satisfaire aux exigences de son mandat que s'il commande aux acteurs économiques. Sa responsabilité historique est actuellement de nous faire passer de la survie à la vie.

Subsistance morale

1

Subsister moralement dans une société prospère consiste à pouvoir toujours garder sa dignité aux yeux des autres et à ses propres yeux.

2

La charité en société prospère satisfait un besoin de subsistance matérielle mais neutralise toute possibilité de satisfaction du besoin de subsistance morale. Elle porte globalement préjudice à l'être humain en réduisant notre considération pour lui, et porte donc atteinte indirectement aux Droits de l'Homme. La charité et toute activité caritative de portée nationale est indésirable dès l'instant où l'Allocation VIE peut s'y substituer. Les activités internationales ou d'ordre psychologique menées par ces organismes ne sont pas concernées.

3

Tout qualificatif établissant une discrimination négative sur le statut social ou économique porte atteinte directement à la dignité des personnes, et indirectement à la cohésion de la société et à la capacité de subsistance morale de tous.

L'usage de tels qualificatifs n'est pas souhaitable.

Exemple : Déshérité, nécessiteux, défavorisé, indigent, dans le besoin, exclus, ou en fonction de leur contexte : Chômeur, RMiste, parasite social, pauvre, SDF, mendiant.

Allocation VIE

L'état garantit à chacun son indépendance économique en ce qui concerne sa subsistance.

L'Allocation Vitale d'Indépendance Economique assure à chacun quel que soit son age et à vie, un revenu minimum sans contrepartie morale ni matérielle, pour se nourrir, se vêtir et se loger.

L'allocation VIE est comptabilisée obligatoirement pour tous, elle est versée automatiquement et proportionnellement lorsque les revenus d'activité économique d'une personne sont inférieures au minimum vital.

Opposition

Les plus vifs opposants à ce projet sont probablement bien installés dans les fauteuils d'état-major des entreprises. Certains pressent les citrons et entretiennent la souffrance au travail tout en pestant contre le trou de la Sécu qu'ils n'en finissent pas d'agrandir. Ils ne sont pas des références pour décider d'un monde meilleur pour tous.

Les entreprises devraient trouver dans ce nouveau rapport au travail des ressources considérables en motivation de leurs salariés-passionnés, qu'ils sauront transformer en avantages compétitifs. Après tout les improductifs n'auront qu'à aller se faire voir dans une entreprise qui les passionne.

Des économistes pétris de théories peu humanistes sont probablement hostiles. Ceux dont le regard sait porter justement vers l'avenir déterminerons les phases à mettre en place pour réussir cette évolution. Il ne s'agit pas de tout bouleverser mais d'analyser et déplacer progressivement des équilibres.

Stimulation économique

Dés l'instant où le besoin de subsistance digne est assuré, la motivation pour s'impliquer dans l'activité économique n'est plus la survie matérielle et morale.

Les ressorts de l'activité économique sont alors le besoin de réalisation personnelle, d'avoir une activité, de construire une image de soi pour soi et pour les autres, de posséder des biens matériels, et globalement la passion d'entreprendre.

Votre indépendance économique vitale

Vous avez le pouvoir d'accéllérer la concrétisation de ce projet. Expliquez-le autour de vous et faites-le connaître.

Soutenez votre indépendance économique vitale.

PARTITIONs (ex Témoin CHOC) - 28 août 2001.

La reproduction, modification ou diffusion, de tout ou partie de ce manifeste est totalement libre sans aucune condition.


Note

Ce manifeste s'inscrit dans le mouvement connu sous les noms : Allocation Universelle, Revenu Minimum d'Existence (ou Existenciel ou Citoyen ou de citoyenneté).


Une suite à ce manifeste : Droit à S.A. Vie.


Diffusion sur internet

Le Manifeste VouS a été publié par les sites :

- AlterMonde

- CopID.org

- Libragora.org Télécharger la version PDF du manisfeste

- ANTI DEMOCRATURE

- ...

Il a été évoqué sur les sites :

- http://barbarie.org/article.php3 ?id_article=456 "

-------------
http://partitions.levillage.org/article.php3?id_article=38

"Droit à S.A. VIE

mardi 2 octobre 2001, par PARTITIONs "

"

Le manifeste Vivre ou Survivre suggère une autre approche du Revenu Minimum d'Existence et de l'Allocation Universelle, fondée sur l'idée que chacun a droit à une indépendance économique en ce qui concerne sa subsistance matérielle. Une allocation vitale d'indépendance économique (VIE) est attribuée automatiquement et sans condition à chacun de la naissance à la mort, afin de garantir à tous une subsistance digne. Ce projet est réaliste et il apportera des améliorations considérables à nos sociétés.


Etat des lieux

La vie d'une personne alterne deux statuts : Economiquement inactif ou actif.

A une date donnée et dans un pays donné, un groupe actif et un groupe inactif coexistent. Le groupe actif semble homogène tandis que le groupe inactif semble éclaté : Jeune ou vieux d'un age prédéterminé, chômeur, conjoint au foyer, malade, etc.

La possibilité de subsistance matérielle existe déjà sous une forme éclatée et sans réelle garantie pour les retraités, enfants, étudiants, mères au foyer, chômeurs, rmistes, etc.

Chacun s'épuise à faire valoir ses droits, subit des atteintes directes à sa dignité, supporte une pression psychologique souvent insoutenable. Même le retraité qui pensait récupérer les intérêts de ses cotisations n'est plus sûr de rien. Pire, les retraités actionnaires en sont à couler la société pour dégager des dividendes, ils scient la branche sur laquelle ils sont assis.

Le système actuel impose à la quasi-totalité de la population d'être soumis ou assisté. Pourquoi devrait-on dire merci à une collectivité abstraite et complice de nos malheurs ? Pourquoi devrait-on avoir peur d'être à la rue ? Pourquoi devrait-on « gagner sa vie » ?


Pas de soumission des Actifs

Nos ancêtres les esclaves revendiquaient-ils un droit à l'esclavage ? Leur survie justifiait-elle un droit à l'esclavage ? La notion d'un droit au travail est une perversité engendrée par la religion du tout-économique. Le droit au travail défendu par les syndicats traduit en fait une revendication de subsistance digne par le travail. Si la subsistance et la dignité sont assurées même sans travail cette revendication n'a pas lieu d'être.

Le travail n'est pas actuellement un moyen de socialisation positive, il étiquette les gens sur un échiquier social, un champs de bataille économique. Nous devons nous aménager un espace sans guerre du marché.

Une socialisation positive suppose que chacun puisse se présenter aux autres par ses idées, son caractère et ses loisirs, et pas seulement par son activité économique.

Les retraités ont cette opportunité mais ils restent malheureusement marqués par leur passé professionnel de dépendance économique totale. L'enfance nous avait pourtant montré la voie, suivre Peter Pan, Robin des Bois ou autre, mais les vocations utopiques sont tournées en ridicule avec l'âge de l'esclavage mental et du risque d'indignité économique.

Le travail considéré uniquement sous l'angle économique nous rend tous soumis et indignes.

Nous devons pouvoir travailler sans menace vitale, sans être entièrement soumis au système économique. Quand nous sommes actif nous ne devons pas être vitalement soumis.

L'activité économique d'une personne doit être reconsidérée à la lumière d'un droit de non soumission totale, un droit à l'indépendance économique de subsistance digne.


Pas d'assistance des Inactifs

Nous devons pouvoir entreprendre même sans emploi donc créer des richesses même en étant économiquement inactif.

L'Etat rame dans le paradoxe. Il culpabilise les bénéficiaires de « sa bonté » là où la responsabilité est la sienne (ANPE, Assistance sociale). L'assistance-inspection méprisante et perverse de l'Etat est insupportable et indigne. Un droit appliqué automatiquement supprime cette perversité.

Le groupe inactif a toujours été économiquement assisté par le groupe actif. Dans une société riche cette soumission est acceptable en matière de confort, elle ne l'est plus en matière de subsistance.

En pays prospère la dépendance économique entre inactifs et actifs doit être rompue en ce qui concerne la subsistance matérielle. Elle ne s'appliquera plus dès lors qu'en ce qui concerne le confort matériel.

Nous devons pouvoir chômer dignement, subsister dignement même sans travail. Quand nous sommes inactif nous ne devons pas nous sentir vitalement assisté.

L'inactivité économique d'une personne doit être reconsidérée à la lumière d'un droit à la subsistance digne, un droit à l'indépendance économique de subsistance digne.


Pas de charité perverse

N'assistons plus des pauvres tout en étant complice de leur situation. Ne nous donnons plus bonne conscience par l'action individuelle inefficace, éphémère, et souvent perverse.

Il s'agit de faire disparaître la charité avec la pauvreté, à l'échelle d'un pays pour l'instant. Il s'agit de permettre à tout le monde de se voir plus digne dans le miroir.


Pas de coût supplémentaire

Le coût financier de cette réforme n'est pas un obstacle majeur. Les opposants à ce projet comptent mal, et oublient de soustraire les dégâts actuels liés à la dignité humaine de chacun d'entre nous.

En pays riche tout le monde mange s'habille et se loge. L'Etat consacre normalement les budgets nécessaires à la subsistance matérielle de tous à vie.

Les allocations familiales, bourses, assedic, rmi, aide sociale, mais également les pensions de retraite de base, le revenu du conjoint d'une personne au foyer, sont assimilables au moins partiellement à des revenus de subsistance matérielle.

Si la subsistance individuelle de la naissance à la mort est déjà financée dans les comptes d'une nation, l'allocation VIE ne réclame pas de nouveaux impôts et consiste simplement à modifier des écritures comptables.

La question centrale n'est donc pas financière, même si ce système entraîne des évolutions d'ordre financier.


Le Système d'Allocation VIE

Si la question concerne tout le monde le terme « allocation » seul ne convient pas. Il est plus juste de parler de Système. Parlons donc de Système d'Allocation VIE soit le S.A. VIE. qui rappelle ironiquement la Société Anonyme.

Du point de vue dignité les clés sont la suppression du contrôle et l'automatisme de l'attribution. L'allocation VIE étant accordé à tous automatiquement et sans contrôle, elle ne place pas un inactif économique en situation d'assistance indigne tout en supprimant la soumission indigne d'un actif aux horreurs de l'économie.

L'allocation VIE est différentielle. Elle donne lieu à un paiement pour tout ayant-droit dont le revenu net est inférieur au montant légal de l'allocation. Elle est imposable. Ceux qui la perçoivent ne sont pas imposables.

Combien pour se nourrir se vêtir et se loger dignement ? Les minima sociaux sont la référence mais ils pourraient utilement être augmentés à l'occasion de la mise en oeuvre du système.

Les coûts changent selon l'endroit où l'on vit. L'allocation peut donc varier avec le lieu de résidence.


Humaniser l'Impôt

Pour un certain nombre d'imbéciles l'Etat nous « prend » notre argent. L'usage qui en est fait est régulièrement contestable, et justement cet argent collectif devrait devenir le garant de notre subsistance digne. L'impôt doit devenir synonyme de (vraie) VIE pour chacun.

Avec les récentes hécatombes sociales qui n'en finissent pas d'étaler leurs conséquences dramatiques à tous les niveaux, l'Etat envisage désormais un impôt négatif. C'est un virage salutaire s'il apporte un plus dans la vie de chacun de nous, ce qui n'est pas encore le cas.

L'allocation VIE doit être vue comme un impôt négatif systématique, c'est à dire un droit à un revenu automatique. Elle doit donc figurer sur tout avis d'imposition, en tant finalement que revenu d'activité collective.

L'allocation est enregistrée dans la comptabilité publique pour chaque ayant-droit, chaque foyer fiscal. Elle figure dans l'imposition à double titre : Impôt à montant fixe et revenu potentiel.

Tous les revenus sociaux doivent être intégrés au calcul de l'impôt. Par exemple l'allocation VIE d'une famille comprendra ou sera une partie de ses actuelles allocations familiales.

C'est une opération neutre pour un foyer fiscal dont la ressource net dépasse le montant de son allocation VIE.


Ce qui ne change pas

Le S.A. VIE ne révolutionne pas les fondements de l'économie de marché et du capitalisme sauvage, mais il en modifie certaines règles. Les riches peuvent rester riches. La bourse continue à jouer au poker et à enrichir (mais plus à réellement ruiner). Les élites gardent le pouvoir.


Ce qui change

L'argument du coût n'est pas opposable à ce projet. La seule véritable question est la gestion du changement lors de la mise en application du système, la gestion de la transition, l'évolution douce des équilibres.

Quelles évolutions doit-on gérer ?

- Un dirigeant en entreprise ne doit plus pouvoir exploiter la dépendance matérielle d'un salarié. On doit pouvoir s'échapper d'un harcèlement moral au travail sans détruire sa vie. La subordination de l'âme par contrat de travail doit faire place à un contrat de collaboration productive non perverse.

- Des hordes de salariés vont démissionner immédiatement et déstabiliser l'économie ? C'est sans compter sur le besoin bien ancré en chacun de faire quelque-chose qui l'intéresse et d'accéder à toujours plus de confort. On quittera sans drame un mauvais travail pour en trouver un meilleur avec une énergie et une motivation décuplées. L'activité économique restera la norme et l'aspiration de tous.

- Les salariés épuisés pourront enfin démissionner et se refaire une santé en changeant de cap. Davantage de dynamisme économique, moins de dépenses de santé.

- Une activité professionnelle peut lasser, on doit pouvoir en changer sans mettre en péril sa subsistance matérielle ou sa dignité.

- Il se pourrait que les éboueurs finissent par être mieux payés... Serait-ce injuste ? Serez-vous candidat ?

- On doit pouvoir reprendre ses études en vue d'une réorientation professionnelle en choisissant de "vivre au minimum" un moment.

- Le travail au noir, le racket à l'école, la prostitution, le recrutement mafieux, ne doivent plus provenir d'un besoin de subsistance digne.

- Il n'est pas acceptable de jouer à pile ou face un crédit qui engage la vie entière d'une famille. Une garantie de revenu minimale pour chacun de ses membres facilite la gestion de leur avenir "en bon père de famille".

- Les lycéens et les étudiants n'ont pas à être soumis à la bonne volonté ou au statut social de leurs parents, à l'épée de Damoclès d'une commission de bourse élitiste qui trie les pauvres tandis que d'autres achètent leurs écoles. On doit pouvoir gérer à son rythme sa professionnalisation sans voir détruite son ambition.

- Une femme ou un homme au foyer a droit à une légitimité sociale directe, qui ne passe pas par son conjoint. Chaque enfant a droit aux même soins parentaux. On doit pouvoir divorcer sans détruire sa vie.

- Tout le monde continuera à aspirer à plus de confort, mais les conditions pour y arriver seront meilleures car fondées sur la collaboration productive, et non sur une compétition sauvage générant des luttes intestines destructrices.

- La consommation de loisir sera peut-être en hausse.

- On assistera à des effets contradictoires. Si par exemple un SDF organise lui-même sa subsistance digne et échappe à la subsistance collective indigne qu'on lui impose, le budget distribué directement sera augmenté mais le coût d'assistance sera diminué.

- Les assistantes sociales abandonneront le flicage social et la trésorerie honteuse, au profit d'actions psychologiques et de coaching social.

- Une nouvelle comptabilité a un coût, mais la simplicité du nouveau système autorisera en fait des économies importantes sur les systèmes lourds supprimés, affaires sociales en particulier.

- Réduction des coûts des structures sociales d'Etat et non-gouvernementales.


Droit de l'Homme en société prospère

Le S.A. VIE réalise un Droit de l'Homme à la subsistance digne en société prospère. C'est aussi un devoir qui s'impose à tous.

Il garantit pour chacun de nous un espace vital d'indépendance économique.

Le droit à l'indépendance économique de subsistance bénéficie directement à tous, actifs et inactifs. Pas de soumission indigne lorsque nous sommes actif, pas d'assistance indigne lorsque nous sommes inactif.

Ce droit réconcilie nos dignités collective et individuelle. La solidarité n'a rien à voir avec ce système car tout le monde bénéficie d'avantages vitaux.

L'allocation VIE place tout le monde à égalité face à la subsistance, à l'inverse du système économique. Celui-ci ne créera plus alors des inégalités que face au confort.

Au groupe économiquement actif la dépendance économique de confort. Au groupe économiquement inactif l'indépendance économique de subsistance. Chacun ayant la liberté de changer de groupe suivant ses aspirations existentielles, sans jouer à la roulette russe avec la vie de sa famille.

Il ne sera plus question de « gagner sa vie », mais plus humainement de « gagner son confort ».


Choisissez maintenant !

Combien donneriez-vous pour voir disparaître les pressions excessives dans votre travail ? Que seriez-vous prêt à faire en échange de la certitude de vous nourrir vous vêtir et vous loger dignement toute votre vie ? Et si tous les dons privés étaient affectés à ce système ? Le coût est un très mauvais alibi !

Vous n'aimez pas l'Etat providence ? Il subventionne pourtant avec votre argent les entreprises privées dont vous défendez certainement le soi-disant libéralisme. Un Etat affirme son humanité s'il prend soin de la survie morale et matérielle digne des personnes humaines, avant de faire la charité aux personnes morales.

Continuons-nous à jouer au poker ou fondons-nous enfin une vraie sécurité sociale ?

Le pays est prospère, c'est la seule référence économique valable. Si vous êtes en désaccord pour une raison de coût, vous pensez sûrement qu'un homme n'en vaut pas un autre. Un parti politique qui rejette ce projet renonce à un Droit de l'Homme. Quel parti osera lancer ce débat ? Quel militant défendra ces arguments ?

Maintenant choisissez : Travailler pour survivre ou Vivre pour entreprendre.

PARTITIONs (ex Témoin CHOC) - 2 octobre 2001.

La reproduction, modification ou diffusion, de tout ou partie de ce texte est totalement libre sans aucune condition.




Aidez-nous à quantifier les étapes de ce changement vers l'indépendance économique vitale, à révéler tout ce qu'il apportera.


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PARTITIONs
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Synoptique du forum
# fil: Et les congés payés !

(1/6) 31 mars 2004 , par Visiteur
# fil: > => Droit à S.A. VIE

(2/6) 7 janvier 2003 , par jean-marc
rép: kest
# fil: > Droit à S.A. VIE

(3/6) 6 janvier 2002 , par Visiteur
rép: Kévin
# fil: Mixe Socio-capitaliste

(4/6) 21 octobre 2001 , par Albert
rép: Visiteur
# fil: Allocation VIE=Travail digne

(5/6) 16 octobre 2001 , par Visiteur
rép: Kest
# fil: > Droit à S.A. VIE

(6/6) 9 octobre 2001 , par Delphine
rép: Kest



fil: Et les congés payés !
31 mars 2004 , par Visiteur [Début forum]

On prend ses congés payés, on est payé à rien foutre et tout le monde trouve ça normal.

Donc ne rien faire n'est pas une raison suffisante pour y perdre sa dignité, sinon on serait tous déjà indignes !

Et ne dites pas que c'est normal de se reposer, pourquoi ça le serait plus aujourd'hui qu'il y a 50 ans, et moins que dans 50 ans.

L'essentiel c'est d'être actif mais avec une activité épanouissante, variée, et par intermittence. Sinon on ne vit pas.

Répondre à ce message

fil: > => Droit à S.A. VIE
7 janvier 2003 , par jean-marc [Début forum]
Il est donc ici question d'une allocation attribuée à tous et tout au long de la vie dans le but d'assurer la survie de l'individu. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Et dire qu'il y en a qui font des bac+7 en science économique alors qu'il suffisait d'une simple réflexion d'un gamin de 8 ans pour résoudre tous nos maux. Chacun reçoit un peu d'argent et, débarrassé de ses contraintes de subsistances matérielles, il a tout le loisir de s'exercer professionnellement comme bon lui semble où de ne rien faire d'ailleur s'il se suffit de l'essentiel ! Je suis preneur de la solution et dès demain j'irai, comme le préconise la théorie, travailler que les quelques jours par mois qui me permettront de payer les biens de consommation extra-vitaux. Assuré de mon minimum vital, je choisirai dans ma quête professionnelle que des tâches plutôt agréables à réaliser selon mais aspirations comme le préconise aussi la théorie. Mais j'y pense, si tous font comme moi, qui se lèvera à 5 heures du mat pour venir me vider les poubelles ? Alors voyons maintenant côté calcul : Je perçois le minimun en allocation, disons 500€. Je travaille pour mes besoins extra-vitaux à concurrence de 10 jours par mois pour un salaire de 1000€. Soit un revenu total et acceptable de 1500€. Je peux donc consommer pour 1500€. Mais une question me vient soudainement ? Si tous le monde fait comme moi c'est à dire ne produit qu'à concurrence des 2/3 de sa consommation, qui va produire ce dernier tier censé assurer le besoin vital indispensable à la survie ? J'ai dû me tromper dans le calcul, est-ce que quelqu'un pourrait m'aider ? Peut-être suis-je en train de découvrir que si je ne produis pas à hauteur de ce que je consomme c'est que forcement quelqu'un produit le reste à ma place ? Quoi de plus naturel en somme, je consomme donc je produis ! Peut-être qu'une économie de répartition où l'on ne parle que de redistribution d'impôt et de droit à l'allocation masquerait ce principe de bon sens et insiterait chacun à réclamer ses droits auprès du fautif Mr l'Etat sans comprendre que c'est en vers lui même qu'il devrait diriger ses doléences ! Que l'état ne pourra lui redonner ce que certains ont produit. Je crie donc vive la solidarité à condition que j'en sois toujours le bénéficière.
Répondre à ce message

* Ben évidement t'as même plus 8 ans
17 janvier 2003 , par
kest [Début forum]

Si tout le monde ne produit qu'à concurrence des 2/3 de sa consommation

Beaucoup ne produisent qu'à 0% de leur consommation : Patrons, encadrement, handicapés, jeunes, vieux, salariés malades, malades, mères de familles au foyer, politiciens, etc.

La notion de rapport production/consommation n'a aucun sens dans un monde où la productivité provient principalement des machines.

Il n'y aucun risque que tout le monde fasse comme vous. Le confort et la simple envie de ne pas s'ennuyer suffisent à pousser à l'activité économique (une preuve : votre message qui fini par la notion de bénéfice...).

Un gamin de 8 ans comprend des choses qu'un adulte ne comprend plus, noyé qu'il est dans des raisonnements économiques abracadabrantesques qui traitent l'homme moins bien que les animaux.

Enfin, il est bien entendu qu'un éboueur devrait gagner plus qu'un patron, vous voudriez le faire vous ? Mais l'immigration est tellement plus commode pour les entrepreneurs privés, qui coulent ainsi notre solidarité et exploitent la misère, contraignent à une concurence qui titre les salaires vers le bas.

Il faudrait certes quelques mois avant que le turn-over (rotation du personnel), redristribue les cartes dans les professions pénibles et mal payées (un comble !).

Que diriez-vous de vivre dans un monde où l'on ne survit matérielement et moralement qu'en étant au moins moralement esclave ?

Eh bien vous y êtes... Et c'est tout ce que vous avez à en dire ? ? ?

Et si vous poussiez dans un bon sens ? Le sens positif de quand vous aviez 8 ans par exemple.

Répondre à ce message

fil: > Droit à S.A. VIE
6 janvier 2002 , par Visiteur [Début forum]
Et si vous effaciez du texte toutes les déclarations bien-pensantes pour faire apparaître enfin le mécanisme du système ? Personnellement, j'ai du mal à deviner...
Répondre à ce message

* Théories enfumeuses
19 janvier 2002 , par Kévin
[Début forum]

Ce sont les mécanismes qui ont empêché l'homme jusqu'ici de matérialiser qu'un homme en vaut un autre...

Les Droits de l'Homme n'ont rien d'un mécanisme, ils tracent simplement des sillons qui tentent d'emprisonner des mécanismes qu'on n'arrive pas sinon à contrôler.

De quel artifice avons nous besoin pour décider demain que personne ne devrait demander pour pouvoir manger se vêtir et se loger dans une société qui nourirait dix fois sa population, et que le travail ne doit plus être l'instrument de ce chantage ?

Les mécanismes sont un artifice pour ceux qui ont un intérêt personnel à pourrir la société. Un simple indice de prospérité (PNB etc.) suffit à déterminer le seuil au-dessus duquel l'assurance d'une vie digne pour tous grâce à une allocation vie est économiquement profitable.

La discussion sur le financement par un impôt négatif ou par un salaire à vie est une masturbation de théoriciens qui ne voient pas, ou ne voient que trop, l'enjeu humain d'une dose vitale d'indépendance économique.

Répondre à ce message

fil: Mixe Socio-capitaliste
21 octobre 2001 , par Albert [Début forum]

Intéressant ce système dual qui fait co-exister deux systèmes d'inspiration respectivement capitaliste et socialiste (voire communiste).

Un capitalisme pour le confort humanisé par un socialisme pour la subsistance.

L'existence du deuxième est conditionné par les performances du premier.

Car un développement semble rester à faire en ce qui concerne le seuil de richesse qui permet d'instaurer le système de subsistance automatique. Car il y a forcément une limite basse en dessous de laquelle ce projet n'est pas envisageable.

Albert

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* > Mixe Socio-capitaliste
22 octobre 2001 , par Visiteur
[Début forum]

bien vu

Je propose Garantie d'Indépendance Economique.

Il y a bien le GIE Groupement d'Intérêt Economique. Avec quelque parentée....

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fil: Allocation VIE=Travail digne
16 octobre 2001 , par Visiteur [Début forum]

Bonjour et merci pour ce "travail" de réflexion.

Je complète votre approche en signalant que le mot digne qui vient s'associer souvent au mot subsistance, devrait tout aussi bien s'appliquer au travail dans votre contribution.

Car l'allocation VIE est une allocation de travail digne.

Quand on sait ce que signifie réellement le travail, qui est loin de correspondre à l'image intox que les media propagent et que les travailleurs sont les premiers à défendre (masochisme du labeur).

Que cette approche devienne une réalité, vite !

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* > Allocation VIE=Travail digne
4 novembre 2001 , par Kest
[Début forum]

En effet, qui dit subsistance digne dit aussi travail plus digne. Les salariés devraient y réfléchir.

Merci !

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fil: > Droit à S.A. VIE
9 octobre 2001 , par Delphine [Début forum]

Votre proposition parait à première vue un peu utopique. Après réflexion elle semble en fait assez réaliste.

Pour ajouter de l'eau à votre moulin je dirais que votre système existe déjà un peu mais à l'état latent.

Que sont les congés payés sinon une période légale d'inactivité économique.

De même nous ne travaillons plus 80 heures par semaine, et nous sommes donc devenus économiquement inactifs la moitié du temps en quelques décennies.

L'économie n'en a pas été cassée pour autant, le progrès n'a pas été stoppé, bien au contraire.

La question est donc finalement d'autoriser l'inactivité économique non plus seulement quelques minutes pas mois, non seulement quelques jours dans l'années, mais aussi désormais quelques mois dans la vie, et à l'initiative exclusive de chacun.

Ces périodes déjà existantes pourraient presque être qualifiées de périodes d'indépendance économique.

La distance qui nous sépare d'un tel système n'est donc pas si grande qu'il y paraît.

Gardons confiance.

Delphine"

# posted by Anonymous Sacha : mercredi, 13 septembre, 2006
 
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