30.12.04
Biodiesel au tournesol, au colza, et à la betterave contre monsantodiesel ou aquazole
Un intéressant dossier sur le biodiesel à lire sur Bellaciao.org et surrealiste.org, réalisé par Matt Lechien.
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=10979
http://space.1.free.fr/ebook/biodiesel.pdf
Les avantages : moins de pollution, moins de guerre pour le pétrole.
Parmi les astuces : comment récupérer et filtrer l'huile de colza du kebab ou du restaurant chinois de votre quartier pour alimenter votre voiture diesel. Et comment bidouiller votre moteur et préchauffer votre huile.
A venir, un dossier sur l'ethanol et les moteurs à essence (Renault fabrique déjà des moteurs adaptés à l'éthanol au Brésil, grand utilisateur et exportateur de carburant à la canne à sucre. On pourrait faire la même chose avec de la betterave en France. Doit-on faire pression sur son député ?).
Le saviez-vous ? le moteur diesel fonctionnait à ses débuts à l'huile de lin...
Vive le sans plomb aux omégas 3 !
Un intéressant dossier sur le biodiesel à lire sur Bellaciao.org et surrealiste.org, réalisé par Matt Lechien.
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=10979
http://space.1.free.fr/ebook/biodiesel.pdf
Les avantages : moins de pollution, moins de guerre pour le pétrole.
Parmi les astuces : comment récupérer et filtrer l'huile de colza du kebab ou du restaurant chinois de votre quartier pour alimenter votre voiture diesel. Et comment bidouiller votre moteur et préchauffer votre huile.
A venir, un dossier sur l'ethanol et les moteurs à essence (Renault fabrique déjà des moteurs adaptés à l'éthanol au Brésil, grand utilisateur et exportateur de carburant à la canne à sucre. On pourrait faire la même chose avec de la betterave en France. Doit-on faire pression sur son député ?).
Le saviez-vous ? le moteur diesel fonctionnait à ses débuts à l'huile de lin...
Vive le sans plomb aux omégas 3 !
14.12.04
Un végétarien doit-il se précipiter sur des produits au Soja ?
Faute d'avoir exploré des thèses de doctorat, et d'être compétent en matière scientifique, je souhaite pour le moment faire connaître des articles qui ont au moins l'avantage de renvoyer à un certain nombre d'études dans leurs notes.
Soja et cancer.
La plupart du temps, on se contente de dire que les habitantes de l'Asie ont moins de cancer du sein que les occidentales parce que l'on imagine qu'elles mangent plus de soja. Toutefois, il est rare que le soja y serve de substitut aux portions de chaires animales, puisque les Asiatiques consomment surtout le soja en sauces (en dehors des grandes villes ou préside la culture culinaire chinoise -soupes au germe de soja, jus de soja, tofu). Et, pour ouvrir une petite parenthèse sur ces sauces on relève même parfois qu'elles contiennent des produits cancérigènes (cf. www.soyonlineservice.co.nz, avec de nombreux liens à la rubrique "Soy sauces").
Toutefois, selon l'étude qui suit, le Soja semble prévenir quelque peu contre le Cancer :"Soy protein : Can It Really Prevent Cancer", Suzanne clark, www.vanderbilt.edu/AnS/psychology/health_psychology/soycancer.htm.Une étude ultérieure sur des singes le confirmerait et mettrait fin à la controverse sur ce point.Une autre étude indique que si le Soja contient des anticarcinogènes, "les mécanismes de leurs action n'est pas claire" (http://talksoy.com/pdfs/cancer.pdf)
Soja et virilité
Le Soja contient un composant chimique unique de type isoflavone qu'il est le seul à posséder. On dit aussi qu'il s'agit d'un phyto-oestrogène, c'est-à-dire d'une hormone (féminine!) d'origine végétale. Nourrir des bébés avec des substituts de soja à la place du lait serait donc équivalent à leur donner cinq pilules abortives par jour. Il en résulterait des problèmes de virilité chez les adolescents et une puberté plus précoce chez les demoiselles.("Is Soy healthy?", http://healingdaily.com/detoxification-diet/soy.htm)
Le soja rend-il gaga ?
L'acide phytique contenu dans le Soja est un anti-nutriment qui bloque l'absorption du calcium, du zinc, du magnesium. Cela peut particulièrement nuire au développememnt cérébral des enfants, surtout aux Etats-Unis, où le Tofu accumule beaucoup de fluore contenu dans l'eau, une substance donnée aux hyperthyroïdiens pour les calmer.Les critiques du Tofu semblent considérer qu'une fermentation et un échauffement importants du soja réduirait la quantité de ces anti-nutriments. Il ne serait pas possible d'effectuer cela chez soi. Il serait donc préférable de manger du tempeh ou du miso (The trouble with Tofu : Soy and Brain, John Mcarthur).
Personnellement, une cure de Soja (en yaourts en en lait) de quelques jours semble me fatiguer. Et l'apport inhérent d'oestrogène ne me pousse pas plus à exprimer le fond de mes émotions qu'une femme. A chacun (et à chacune) de faire l'expérience...Pour ceux qui ne lisent pas l'anglais et veulent juste avoir un avant-goût d'une vision alternative, voir la page mythes et vérités sur le soja de cette fondation américaine, dont on ne sait pas qui elle représente : http://www.westonaprice.org/myths_truths/myths_truths_soy_fr.html.
Faute d'avoir exploré des thèses de doctorat, et d'être compétent en matière scientifique, je souhaite pour le moment faire connaître des articles qui ont au moins l'avantage de renvoyer à un certain nombre d'études dans leurs notes.
Soja et cancer.
La plupart du temps, on se contente de dire que les habitantes de l'Asie ont moins de cancer du sein que les occidentales parce que l'on imagine qu'elles mangent plus de soja. Toutefois, il est rare que le soja y serve de substitut aux portions de chaires animales, puisque les Asiatiques consomment surtout le soja en sauces (en dehors des grandes villes ou préside la culture culinaire chinoise -soupes au germe de soja, jus de soja, tofu). Et, pour ouvrir une petite parenthèse sur ces sauces on relève même parfois qu'elles contiennent des produits cancérigènes (cf. www.soyonlineservice.co.nz, avec de nombreux liens à la rubrique "Soy sauces").
Toutefois, selon l'étude qui suit, le Soja semble prévenir quelque peu contre le Cancer :"Soy protein : Can It Really Prevent Cancer", Suzanne clark, www.vanderbilt.edu/AnS/psychology/health_psychology/soycancer.htm.Une étude ultérieure sur des singes le confirmerait et mettrait fin à la controverse sur ce point.Une autre étude indique que si le Soja contient des anticarcinogènes, "les mécanismes de leurs action n'est pas claire" (http://talksoy.com/pdfs/cancer.pdf)
Soja et virilité
Le Soja contient un composant chimique unique de type isoflavone qu'il est le seul à posséder. On dit aussi qu'il s'agit d'un phyto-oestrogène, c'est-à-dire d'une hormone (féminine!) d'origine végétale. Nourrir des bébés avec des substituts de soja à la place du lait serait donc équivalent à leur donner cinq pilules abortives par jour. Il en résulterait des problèmes de virilité chez les adolescents et une puberté plus précoce chez les demoiselles.("Is Soy healthy?", http://healingdaily.com/detoxification-diet/soy.htm)
Le soja rend-il gaga ?
L'acide phytique contenu dans le Soja est un anti-nutriment qui bloque l'absorption du calcium, du zinc, du magnesium. Cela peut particulièrement nuire au développememnt cérébral des enfants, surtout aux Etats-Unis, où le Tofu accumule beaucoup de fluore contenu dans l'eau, une substance donnée aux hyperthyroïdiens pour les calmer.Les critiques du Tofu semblent considérer qu'une fermentation et un échauffement importants du soja réduirait la quantité de ces anti-nutriments. Il ne serait pas possible d'effectuer cela chez soi. Il serait donc préférable de manger du tempeh ou du miso (The trouble with Tofu : Soy and Brain, John Mcarthur).
Personnellement, une cure de Soja (en yaourts en en lait) de quelques jours semble me fatiguer. Et l'apport inhérent d'oestrogène ne me pousse pas plus à exprimer le fond de mes émotions qu'une femme. A chacun (et à chacune) de faire l'expérience...Pour ceux qui ne lisent pas l'anglais et veulent juste avoir un avant-goût d'une vision alternative, voir la page mythes et vérités sur le soja de cette fondation américaine, dont on ne sait pas qui elle représente : http://www.westonaprice.org/myths_truths/myths_truths_soy_fr.html.
8.12.04
Descriptions cinglantes d'intellectuels dévoyés
" Les anciens combattants de mai 68 ne savent décidément plus quoi inventer pour faire parler d’eux. parmi les plus récentes facéties, certains ont soutenu Bush dans son action belligérante en Irak. (…) André Glucksmann enfonça le clou dans son livre Ouest contre Ouest (…) On aurait pu penser à un coup de chaud (le livre est sorti en août 2003, en pleine canicule), mais il n’en est rien : c’est bel et bien un sentiment probushiste durable et assumé qui anime Glucksmann, qu’il exprime aujourd’hui dans Le Discours de la haine (…) En pleine possession de ses moyens, un des penseurs les plus alertes parmi les intellectuels français écrit un livre pour cautionner dans son rôle de maffieux déguisé en gendarme du monde un texan rougeaud en santiags qui s’étouffe en mangeant des bretzels. Glucksmann l’ex-maoïste se range aux côtés d’un bigot mccarthyste de la pire engeance. Glucksmann l’intellectuel pactise avec l’ennemi de l’intelligence. Glucksmann l’ami de Sartre fait copain copain avec la brute la plus épaisse dans l’histoire du far west. Jusqu’où ira-t-il ? Soutiendra-t-il Schwarzenegger dans son combat pour les prochaines présidentielles ? Défendra-t-il ses livres coiffé d’une casquette Nike dans l’émission de Bill O’Reilly sur fox News ? "
(L’anti-américain (primaire) n°1, DF Presse 4 impasse Montlouis 75010décembre 2004, lantiamericainprimaire[à]yahoo.com).
Esprits intelligents ou croupions croupissants ?
" Les intellectuels, ils sont croupions avant tout. Duhamel, Sartre, Camus, Mauriac, Aragon égalent croupions. USA ? ou URSS ? faut qu’ils se fassent mettre. Qui c’est qui met ? Toutes leurs cogitations finissent là, tendent à cela comme la jeune fille perpétuellement à marier, quel est le parti le plus avantageux ? Par qui me ferais-je mettre maman ? Je méprise trop toute cette valetaille d’enculés, éculés, vieillards misés et remisés cent fois pour même tenir compte de leurs pires insultes, hargne, anathème, etc. Ce sont des filles. "
Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Albert Paraz
(cité par Alain Soral, Misères du Désir, Blanche, 2004, p.7)
Qui lèche goulûment et se répand en aboiements est dans l’égarement.
" La laisse d’or. La lutte est acharnée mais PLPL ne décerne la laisse d’or qu’au plus servile.
Ce caméléon a autant de couleurs que les billets de la Banque centrale européenne. Jean-Luc Mano est un jeune militant communiste docile quand il rentre en 1981 à TF1, en même temps que quatre membres de son parti rejoignent le gouvernement. Mais Jean-Luc veut grimper : il adore l’argent, les bons repas, les gros cigares. Or un billet rouge ne vaut que dix euros. Mano se rallie à Mitterrand. En 1989, il couvre la campagne européenne du PS. " Un modèle de cirage de pompes ", commentent deux de ses collègues. Le roi se mourant, mano, devenu directeur de l’information sur France 2, mise tout sur le mentor de Sarkozy. " L’équipe d’Elkabbach et Mano accusera le journaliste Marcel Trillat, menait une scandaleuse campagne pro-Balladur ." Mauvaise pioche : Mano est alors récupéré par France Soir. Il tente d’en faire le journal de la télé-poubelle : " Notre maître mot doit être l’accessibilité. Mon expérience de la télé doit servir à çà. " Nouvel échec : Mano atterrit à BFM, une radio de business que nul n’écoute, mais que Serge Dassault finance pour diffuser son venin. Jean-Luc y fait appel à Philippe Sollers, partisan comme lui du libéralisme écolo de Daniel Cohn-Bendit (le billet vert vaut en effet cent euros…). Viré de BFM, Mano " conseille " à la fois michèle Alliot-marie, de " très grosses entreprises internationales " et, " ponctuellement ", Dominique strauss-Kahn. Le " non " de Fabius à la Constitution arrache ce commentaire à l’ancien militant communiste : " une relique de la gauche franchouillarde type Fête de l’Huma ". Avec son ami BHL et avec Philippe Val, Mano a engagé son dernier combat contre les Arabes et " une partie de la gauche ". Celle qui " encourage l’antisémitisme " en " accusant Israël de tous les pêchés ". Où donc se trouvent de tels ennemis ? Dans " la mecque altermondialiste "… Assez aboyé, Mano, viens chercher ta laisse. Elle a la couleur de tous tes combats contre les grévistes. Et d’un de tes billets préférés puisque c’est celui, jaune, de 200 euros "
(Pour lire pas lu, PLPL, n°22, décembre 2004, p.1)
" Les anciens combattants de mai 68 ne savent décidément plus quoi inventer pour faire parler d’eux. parmi les plus récentes facéties, certains ont soutenu Bush dans son action belligérante en Irak. (…) André Glucksmann enfonça le clou dans son livre Ouest contre Ouest (…) On aurait pu penser à un coup de chaud (le livre est sorti en août 2003, en pleine canicule), mais il n’en est rien : c’est bel et bien un sentiment probushiste durable et assumé qui anime Glucksmann, qu’il exprime aujourd’hui dans Le Discours de la haine (…) En pleine possession de ses moyens, un des penseurs les plus alertes parmi les intellectuels français écrit un livre pour cautionner dans son rôle de maffieux déguisé en gendarme du monde un texan rougeaud en santiags qui s’étouffe en mangeant des bretzels. Glucksmann l’ex-maoïste se range aux côtés d’un bigot mccarthyste de la pire engeance. Glucksmann l’intellectuel pactise avec l’ennemi de l’intelligence. Glucksmann l’ami de Sartre fait copain copain avec la brute la plus épaisse dans l’histoire du far west. Jusqu’où ira-t-il ? Soutiendra-t-il Schwarzenegger dans son combat pour les prochaines présidentielles ? Défendra-t-il ses livres coiffé d’une casquette Nike dans l’émission de Bill O’Reilly sur fox News ? "
(L’anti-américain (primaire) n°1, DF Presse 4 impasse Montlouis 75010décembre 2004, lantiamericainprimaire[à]yahoo.com).
Esprits intelligents ou croupions croupissants ?
" Les intellectuels, ils sont croupions avant tout. Duhamel, Sartre, Camus, Mauriac, Aragon égalent croupions. USA ? ou URSS ? faut qu’ils se fassent mettre. Qui c’est qui met ? Toutes leurs cogitations finissent là, tendent à cela comme la jeune fille perpétuellement à marier, quel est le parti le plus avantageux ? Par qui me ferais-je mettre maman ? Je méprise trop toute cette valetaille d’enculés, éculés, vieillards misés et remisés cent fois pour même tenir compte de leurs pires insultes, hargne, anathème, etc. Ce sont des filles. "
Louis-Ferdinand Céline, Lettre à Albert Paraz
(cité par Alain Soral, Misères du Désir, Blanche, 2004, p.7)
Qui lèche goulûment et se répand en aboiements est dans l’égarement.
" La laisse d’or. La lutte est acharnée mais PLPL ne décerne la laisse d’or qu’au plus servile.
Ce caméléon a autant de couleurs que les billets de la Banque centrale européenne. Jean-Luc Mano est un jeune militant communiste docile quand il rentre en 1981 à TF1, en même temps que quatre membres de son parti rejoignent le gouvernement. Mais Jean-Luc veut grimper : il adore l’argent, les bons repas, les gros cigares. Or un billet rouge ne vaut que dix euros. Mano se rallie à Mitterrand. En 1989, il couvre la campagne européenne du PS. " Un modèle de cirage de pompes ", commentent deux de ses collègues. Le roi se mourant, mano, devenu directeur de l’information sur France 2, mise tout sur le mentor de Sarkozy. " L’équipe d’Elkabbach et Mano accusera le journaliste Marcel Trillat, menait une scandaleuse campagne pro-Balladur ." Mauvaise pioche : Mano est alors récupéré par France Soir. Il tente d’en faire le journal de la télé-poubelle : " Notre maître mot doit être l’accessibilité. Mon expérience de la télé doit servir à çà. " Nouvel échec : Mano atterrit à BFM, une radio de business que nul n’écoute, mais que Serge Dassault finance pour diffuser son venin. Jean-Luc y fait appel à Philippe Sollers, partisan comme lui du libéralisme écolo de Daniel Cohn-Bendit (le billet vert vaut en effet cent euros…). Viré de BFM, Mano " conseille " à la fois michèle Alliot-marie, de " très grosses entreprises internationales " et, " ponctuellement ", Dominique strauss-Kahn. Le " non " de Fabius à la Constitution arrache ce commentaire à l’ancien militant communiste : " une relique de la gauche franchouillarde type Fête de l’Huma ". Avec son ami BHL et avec Philippe Val, Mano a engagé son dernier combat contre les Arabes et " une partie de la gauche ". Celle qui " encourage l’antisémitisme " en " accusant Israël de tous les pêchés ". Où donc se trouvent de tels ennemis ? Dans " la mecque altermondialiste "… Assez aboyé, Mano, viens chercher ta laisse. Elle a la couleur de tous tes combats contre les grévistes. Et d’un de tes billets préférés puisque c’est celui, jaune, de 200 euros "
(Pour lire pas lu, PLPL, n°22, décembre 2004, p.1)
3.12.04
Les juifs antisionistes, çà existe !
Puisque j'ai hérité d'un nom juif, et que mon père, jeune sioniste enthousiaste, a vécu en Israël avant de déchanter et de préférer la vie culturelle de Paris, je tiens à faire part de mon regard actuel sur le projet sioniste.
Il semble qu'on en serait pas arrivé à cette violence interminable qui tue les habitants de Palestine depuis des décennies si l'on avait donné plus de publicité à des voix d'observateurs et d'intellectuels juifs. Les citations qui suivent auront modestement pour effet de susciter une réflexion personnelle à rebours des réflexes culturels communautaires, bien que nous ne sachions pas quels buts politiques ou religieux animaient éventuellement ces personnes, militants ou intellectuels aux opinions politiques d'ailleurs variées, mais visiblement sans illusions sur les discours des dirigeants d'Israël.
1) Des hommes politiques juifs antisionistes!
JEWISH CRITICISM OF ZIONISM, Edward C. Corrigan, Middle East Policy Council, Winter 1990-91, Number 35 ,
http://www.mepc.org/public_asp/journal/9012_corrigan.asp
traduction personnelle :
"Israel Zangwill, un des premiers et des plus fervents partisans de Herzl, en vint finalement à rejeter l'idée d'établir un Etats juif en Palestine. Ironiquement, c'est Zangwill qui est l'inventeur de la phrase"un pays sans peuple pour un peuple sans terre". C'est cette phrase qui devint un appel si puissant pour l'établissement d'une implantation sioniste en Palestine. 14
Ce ne fut qu'en 1904 que Zangwill réalisa le problème fondamental du programme sioniste. Dans un discours prononcé à New York cette année-là, il expliqua ceci :
"Il y a ... une difficulté dont le sioniste n'ose pas détourner ses yeux, bien qu'il ose rarement l'affronter. La Palestine a déjà elle-même ses habitants. La juridiction du pasha de Jérusalem est déjà deux fois plus densément peuplée que les Etats-Unis, avec 52 âmes par miles au carré, dont moins de 25% de Juifs; aussi devons-nous être préparés soit à expulser par le sabre les tribus propriétaires comme l'ont fait nos ancêtres, soit à aggriper le problème d'une importante proportion de la population de musulmans... C'est une difficulté beaucoup plu grave que l'antique moquerie antisioniste selon laquelle personne ne viendrait en Palestine si nous l'avions" . . . .15
Zangwill et de nombreux autre sionistes dirigeants se séparèrent du mouvement en 1905 quand l'Organisation Sioniste rejeta l'offre britannique d'installer les Juifs en Ouganda. Au passage, cette proposition était soutenue par Herzl. Les dissidents fondèrent l'Organisation du Territoire Juif pour promouvoir les autres propositions de colonisation. Zangwill en a été élu dirigeant, cependant, celle-ci fut dissoute en 1925.16
Sir Edwin Montagu, le seul membre juif du cabinet de Lloy George au moment où la Grande-Bretagne apporta son premier soutien au sionisme en 1917, était également catégoriquement opposé à la création d'un Etat juif. Il attaqua la déclaration de Balfour et le sionisme parce qu'ils les jugeait antisémites. Montagu basait son raisonnement sur le fait que le sionisme tout comme l'antisémitisme étaient fondés sur le prémisse que les Juifs et les non-Juifs ne pouvaient vivre ensemble. Il craignait aussi qu'un Etat juif ne détruise la sécurité des Juifs des autres pays.17 L'opposition de Montagu au sionisme était soutenue par des représentants dirigeants d'organisations juives anglaises, comme le Board of Deputies et l'Anglo-Jewish Association, et en particulier par Claude Montefibre, David Alexander et Lucien Wolf.18"
14 Israel Zangwill, "The Return to Palestine," New Liberal Review, 11 December 1901, p. 627, cited in David Gilmour, Dispossessed: The Ordeal of the Palestinians (London: Sphere Books, 1982), p. 44.
15 Israel Zangwill, The Voice of Jerusalem (London: William Heinemann, 1920), p. 88 quoted in Hani A. Faris, "Israel Zangwill's Challenge to Zionism," Journal of Palestine Studies, Spring 1975, p. 85.
16 Aryeh Rubinstein (ed.), The Return to Zion (Jerusalem: Keter Books, 1974), p. 63.
17 See "Memorandum of Edwin Montagu on the Anti-Semitism of the Present (British) Government: Submitted to the British Cabinet August 1917," reproduced in From Haven to Conquest, Walid Khalidi ed. (Beirut: The Institute for Palestine Studies, 1971), pp. 143-151.
18 Walter Laqueur, A History of Zionism (New York: Holt, Rinehart and Winston, 1972), p. 400; See also Chaim Weizmann, Trial and Error (New York: Harper and Brothers, 1949), p. 163. For an example of Wolf s views see "The Zionist Peril," Jewish Quarterly Review, October 1904, pp. 1-25.
2) Maxime Rodinson, préface de 1968 à Abraham Léon, La conception matérialiste de la question juive, pp.XLI-XLIII.
"...la création de l’État d'Israël en 1948 a poussé les juifs de partout à
des sentiments de solidarité contribuant à renforcer ou à reconstituer un particularisme
qui s'écroulait et qui d'ailleurs manquait le plus souvent de toute base culturelle,
sociale ou même religieuse. Je ne crois pas qu'il y ait lieu de s'en réjouir.
[XLII]
La situation actuelle des juifs, apparemment triomphants en Israël, apparemment
à l'apogée de leur prestige dans le monde capitaliste est plus tragique sous
cette gloire qu'elle ne l'a souvent été sous l’humiliation. Le sionisme a réalisé son
objectif principal, la création d'un État juif en Palestine, utilisant une situation créée
par les impérialismes européo-américains et, à diverses phases, s'appuyant directe-ment sur l’un ou l'autre de ces impérialismes. Comme l'avait dit Léon entre autres
cela n'a nullement résolu le « problème juif». Cela l'a même incomparablement aggravé.
Comme l'avaient annoncé bien des juifs et des non-juifs, non seulement des
révolutionnaires et des marxistes, mais tout aussi bien des libéraux bourgeois, cela a
en tout premier lieu créé un problème inextricable dans les rapports entre la colonie
juive de Palestine et le peuple arabe dont le droit élémentaire à être maître de son
territoire se trouvait violé par celle-ci. La protestation palestinienne a été très tôt
soutenue par l'ensemble du monde arabe. Il était impossible qu'il en fût autrement à
une époque d'essor du nationalisme arabe. L'enchaînement des protestations et des
réactions que celles-ci entraînaient a déjà causé plusieurs guerres, d'innombrables
petites opérations militaires, émeutes, bagarres, attentats individuels et collectifs. Il
est aisément prévisible que ce processus va continuer et que nous devons nous attendre
en Palestine à une ou plusieurs tragédies de première grandeur.
Le problème palestinien, créé par le sionisme et majoré par son triomphe local,
a répandu, comme il était inévitable, la haine du juif dans les pays arabes où
l'antisémitisme était pratiquement inconnu auparavant, Les sionistes y ont très activement
aidé par leur propagande incessante tendant à persuader que sionisme, judaïsme
et judéité étaient des concepts équivalents. Le problème palestinien a contribué
à renforcer les éléments les plus réactionnaires des pays arabes, désireux comme
partout de donner la priorité aux questions nationales sur le progrès social. Même
les éléments socialistes ont été contraints de consacrer une grande partie de leurs
forces à lutter contre l'État d'Israël qui apparaissait aux yeux de leurs masses, non
sans justifications sérieuses, comme l'incarnation locale de la poussée impérialiste
mondiale. Le succès sioniste en Palestine a offert aux puissances impérialistes mille
moyens de monnayer leur appui et leurs armes au Proche-Orient. Les réactions arabes
ont permis, en Israël même, par un chantage à l'unité nationale analogue à celui
qui se décèle dans les États arabes, de favoriser les orientations les plus chauvines et
les plus rétrogrades. Une partie importante de la population juive mondiale, la colonie
juive israélienne, s'est trouvée ainsi engagée dans une voie sans issue, acculée à
une politique d'agressions préventives à l'extérieur, de lois discriminatoires à
[XLIII]
l'intérieur, tout cela développant une mentalité raciste et chauvine, poussant sur le
chemin de la régression sociale.
Cet immense gâchis ne pouvait se limiter à la Palestine ni même au monde
arabe. Dans les conditions de sensibilisation des juifs de partout après le grand mas-sacre
hitlérien, il était fatal que beaucoup d'entre eux, ignorant les conditions du
drame palestinien ou voulant les ignorer, éprouvent un sentiment de solidarité élémentaire
quand les péripéties palestiniennes amenaient un revers des juifs de là-bas
ou plus souvent (jusqu'ici) la prévision d'un revers, prévision que la propagande
sioniste (et arabe aussi pour d'autres raisons) prenait soin de présenter comme à peu
près assurée et comme devant prendre des dimensions tragiques.
Ainsi, tandis que le judaïsme religieux retournait aux impasses de la religiosité
ethnocentrique qu'il n'avait jamais tout à fait abandonnées, les juifs du monde entier
étaient entraînés loin des horizons universalistes vers lesquels tant d'entre eux
s'étaient tournés dans la phase précédente. La solidarité avec Israël provoquait nombre
d'implications dangereuses en termes d'options de politique internationale. Mais
surtout elle risquait gravement de recréer une entité quasi-nationale en voie de liquidation
depuis plusieurs siècles. Un chantage permanent, moral et physique,
s'exerce sur les juifs qui refusent de se considérer comme membres d'une communauté
à part à laquelle ils devraient allégeance. On exige d'eux l'adhésion à des options
prises sur la terre palestinienne par des organismes sur lesquels ils n'ont aucun
contrôle et comme suite à des options antérieures auxquelles la majorité des juifs du passé avaient refusé de s'associer quand ils ne les avaient pas ardemment combattues."
http://www.aaargh-international.org/fran/livres3/aleon.pdf.
3) Abraham Serfaty, juin-juillet 1969.
www.lehman.cuny.edu/deanhum/ langlit/french/souffles/s15/5.html
L'objectif de conquête du monde arabe par le capitalisme européen date des prémisses de sa mutation en impérialisme moderne. Cet objectif contint d'emblée l'effort de division entre juifs et musulmans. Précurseur à la fois de la «gauche» européenne et de l'impérialisme, Napoléon lanca de Gaza, en 1799, une proclamation aux juifs d'Afrique et d'Asie au nom, avoué, des «idéaux» de la Révolution française, et, plus réel, des appétits de conquête de la bourgeoisie.
Dans la deuxième moitié du 19' siècle, l'entreprise de colonisation s'organisa, cet effort de division jouant son rôle avec la participation empressée et intéressée des grands banquiers juifs. Edmond de Rothschild (déjà!) créait en Palestine le premier établissement colonial, et, forme nouvelle de la traite, y importait 5.000 juifs de Russie. Parallèlement, et avec des fonds de même source, l'Alliance Israélite Universelle était fondée, et créait ses premiers établissements scolaires dans le bassin méditerranéen, et notamment au Maroc. Le banquier anglais Sir Moses Montefiore effectuait un voyage «philantropique» au Maroc, manifestant «l'inquiétude», largement renouvelée depuis par le colonialisme européen, pour le sort des communautés juives dans le monde arabe.
La réalité de l'Etat d'Israël, lisez-la à travers cet ouvrage d'un auteur sioniste qui cherche, en vain, l'issue aux impasses du sionisme.(1)
L'effondrement du rêve humaniste des juifs trompés par le sionisme, découvrez-le à travers cet autre auteur qui affirme pourtant que le «peuple juif» est une notion «sui generis».(2)
Le crime permanent commis contre le judaïsme, réfléchissez-y à travers l'oeuvre d'Emmanuel Lévyne (3) et le combat qu'il mène depuis qu'il découvrit, sur l'Exodus, la réalité du sionisme.
La réalité du juif marocain dans l'Etat sioniste peut être perçue à travers la sécheresse objective d'études comme celle de cette sociologue juive marocaine, même si celle-ci n'a pu dépasser la perspective «occidentale».(4)
La réalité du racisme dans l'Etat sioniste ressort dramatiquement des deux études conjointes de deux citoyens de cet Etat, l'un musulman, l'autre juif.(5)
La réalité du sionisme comme entreprise impérialiste, la réalité du sionisme comme entreprise d'aventuriers qui n'ont jamais (o) voulu créer un foyer pour les juifs persécutés, mais construire un Etat raciste et expansionniste, enclave de l'impérialisme, ceux qui ne la percevraient pas à travers la réalité vivante actuelle, peuvent lire l'étude de Maxime Rodinson (6) et l'important ouvrage de Nathan Weinstock.(7)
La réalité du fascisme à la tête de l'Etat sioniste peut être perçue à travers l'effrayant auto-portrait que Moshé Dayan trace de lui-même dans son interview à «l'Express» en mai dernier, et dans cette lettre que lui adresse une mère juive, Miriam Galili.
(n) Il faut dire que, lorsqu'on le désire, cela reste, matériellement, presque impossible à réaliser. Aucun des ouvrages ici mentionnés, ne rentre et n'est en vente au Maroc, double effet de la censure et du réseau étranger des libraires. La presse de langue française au Maroc est, soit sioniste, soit entachée de racisme. La presse de l'étranger se ramène au sionisme de «France-Soir» et à la soit-disante objectivité du «Monde». Le premier devoir des patriotes est donc d'organiser cette information.
(1) Marc HILLEL. Israël en danger de paix. Fayard. Paris, 1968.
(2) Saül FRIEDLANDER. Réflexions sur l'avenir d'Israël. Seuil. Paris, 1969.
(3) Emmanuel LÉVYNE. Judaïsme contre Sionisme. Cujas. Paris, 1969.
(4) Doris BENSIMON-DONATH. Développement et sous-développement en Israël, in Revue Française de Sociologie. Octobre-décembre 1968.
(5) Sabri GERICS. Les arabes en Israël, précédé de Les juifs et la Palestine par Eli Löbel. Maspero. Paris, 1969.
(6) Maxime RODINSON. Israël fait colonial? in Les Temps Modernes, nº spécial de juin 1967 sur «Le conflit israélo-arabe».
(7) Nathan WEINSTOCK. Le sionisme contre Israël. Maspero. Paris, 1969.
4) Congrès central des rabbins des Etats-Unis et du Canada
The New York Times 11 février 2001.
"Pourquoi nous sommes contre le gouvernement israéliens et ses guerres"
A la suite des élections de l'état d'Israël, l'idée que les juifs religieux et leurs partis soutiennent un candidat favorable au ralentissement ou à l'interruption du processus de paix est devenue un lieu commun. On a créé l'impression que les juifs ultra-orthodoxe, conformément aux croyances traditionnelles de la Thora, sont les partisans les plus farouches du maintien de la souveraineté israélienne sur les "territoires" et le mont du Temple à Jérusalem.
En réalité, rien n'est plus éloigné de la vérité.
Il y a deux mille ans, à l'époque de la destruction du temple, le peuple juif s'est vu interdire par le Créateur (kesubos 111a) l'exercice d'une souveraineté sur la Terre sainte avant l'ère messianique. Il leur était de plus interdit de mener une guerre, sous quelque forme que ce soit, contre les autres nations tant que durerait l'exil. Le modèle de la vie juive dans la dispersion (diaspora) est une amnière civile, honnête et reconnaissante envers les hôtes dans le monde entier.
Pendant plus de deux mille ans, le peuple juif a accepté son exil comme un décret divin. Les juifs n'ont jamais cherché à se rebeller contre les nations qui leur offraient l'hospitalité ou les autres peuples. A aucun moment de la longue histoire de l'exil des juifs, il n'y a eu de plan ou d'effort pour arracher la Terre sainte à ses maîtres ou à ses habitants. Le seul moyen employé par les juifs pour mettre un terme à leur exil était la prière, la pénitence et les bonnes actions.
De même, à la fin de la période du second temple, le rabbin Yochanan ben Zakkai a défié les zélotes juifs de son temps et mené des pourparlers avec les Romains en vue de la reddition.
Cette constance dans la croyance et la pratique est demeurée intouchée jusqu'à l'avènement du sionisme, il y a à peu près cent ans; c'était à l'époque un mouvement minuscule qui poursuivait un objet métaphysique impossible à atteindre.
La nature profonde du sionisme est de rejeter l'idée d'un exil imposé par Dieu. De plus, il est totalement indifférent aux souffrances et aux dangers qu'il a infligés aux juifs et aux non-juifs, soit directement, soit par l'intermédiaire de son incarnation, l'état d'Israël.
Le sionisme est une rupture totale et radicale avec les croyances et les pratiques du peuple juif au cours de l'histoire.
Depuis son apparition, nos sages et nos lettrés (rabbins) ont constamment condamné l'hérésie sioniste et jusqu'à ce jour, les juifs fidèles à la Thora sont demeurés soumis au décret divin de l'exil. Les travaux qui exposent à la condamnation du sionisme par les lettrés (rabbins) orthodoxes sont nombreux et bien connus.
Il est donc absolument normal que durant les cinquante-deux années d'existence de l'état d'Israël, ses opposants les plus passionnés et les plus constants aient été les juifs de la Thora. En conséquence, la souffrance actuelle et les morts en chaîne que connaissent juifs et non-juifs du fait de l'état d'Israël ne sont pas imputables aux juifs de la Thora qui ont toujours dénoncé la simple existence de l'état d'Israël.
Ainsi, l'hérésie finale du sionisme, à savoir sa négation de la Divine Providence dans l'Histoire, n'est que le produit attendu de son rejet globale de D-u et de la Tora qui caracérise les fondateurs du mouvement. L'histoire ultérieure de cette idéologie bizarre est une série ininterrompue d'actes ouvertement contraires à la Tora. Cette sinistre liste comprend les autopsies désordonnées et forcées, la profanation de masse des cimetières, la conscription militaire des femmes et les tentatives récentes d'incorporation des élèves-lettrés dans les forces armées.
Depuis peu, ceux qui se qualifient eux-mêmes de "sionistes religieux" ont produit une abondante rhétorique militante. Nous déclarons avec tristesse que leur prétention est une violation des croyances millénaires des sages de la Tora et des masses juives.
Le but des juifs de la Tora est de vivre dans une quiète piété au sein de toutes les nations et de tous les peuples. Ceux qui se soumettent à ce programme Divin ne sont partie prenante d'aucune des guerres que l'on nomme à tort des guerres juives mais qui sont, en réalité, des guerres juives.
Nous conclurons en priant pour que le Créateur Lui-même envoie bientôt son messie pour racheter la Terre et que toute l'humanité s'unisse à jamais pour L'adorer.
Le Congrès central des rabbins des Etats-Unis et du Canada, créé en 1952, est une organisation qui représente plus de cent cinquante communautés orthodoxes.
5) Edgar Morin ("je ne me sens pas comme un certain nombre de juifs identifiés à Israël",
entretien avec M. Morin), mardi 9 Novembre 2004, http://www.saphirnet.info/article_1360.html
"Oui, j’ai fait un article que j’ai cosigné avec Sami Naïr et Danièle Sallenave que j’ai appelé « Le Cancer ». Et c’était évidement une critique de la politique israélienne et de la politique de Sharon." [C'est à peu près le constat d'Avraham Burg, ex-président travailliste du parlement israélien, qui parle de cancer, voir plus bas, et Dieudonné va un peu plus loin en remettant en question le projet sioniste même, ayant dit apparemment, "pour moi, le sionisme, c'est le sida du juaïsme", http://fr.news.yahoo.com/050219/202/4a4k1.html ]
6) Un sioniste qui, comme Zangwill, ne voit pas d'avenir au sionisme en Palestine.
Avraham Burg, député du Parti travailliste israélien, ancien président
de la Knesset (1999-2003), ancien président de l’Agence juive.
Le Monde, jeudi 11 septembre 2003, "La révolution sioniste est morte"
Le sionisme est mort, et ses agresseurs sont installés dans les fauteuils du gouvernement à Jérusalem. Ils ne ratent pas une occasion pour faire disparaître tout ce qu’il y avait de beau dans la renaissance nationale.
La révolution sioniste reposait sur deux piliers :la soif de justice et une équipe dirigeante soumise à la morale civique. L’une et l’autre ont disparu. La nation israélienne n’est plus aujourd’hui qu’un amas informe de corruption, d’oppression et d’injustice. La fin de l’aventure sioniste est déjà à notre porte. Oui, il est devenu probable que notre génération soit la dernière du sionisme. Après elle, il restera ici un Etat juif méconnaissable et haïssable. Qui de nous voudra en être le patriote ?
(...)
Le cancer qui ronge le corps du sionisme a déjà atteint la tête. Les métastases fatales sont là-haut.
http://www.assp.ch/page/voix/avrburg110903.html
7) Guy Sorman, janvier 2003, à la télévision « L’Etat d’Israël est un produit de l’histoire idéologique du XIXe siècle (...). C’est un accident historique, et je ne vois pas comment il va pouvoir tenir beaucoup plus longtemps que n’avaient tenu le royaume de Jérusalem ou le royaume de Salomon ». Et Dominique Dhombres, de rajouter dans Le Monde du 10 janvier :"Juif antisioniste, Guy Sorman estime qu'il faut envisager la possibilité de la disparition de l'Etat d'Israël. Il constate ce fait avec angoisse, car c'est là que vit la plus grande partie de sa famille. De tels propos, aux yeux de plusieurs invités de Giesbert, tels Pierre Bénichou et Alain Minc, qui n'ont pas mâché leurs mots, sont tout simplement scandaleux."
http://www.acrimed.org/article873.html (Israël : Sorman une belle !)
http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=853.
http://aaargh-international.org/fran/actu/actu03/actu0302.html
Dans son ouvrage "les enfants de Rifaa", il y aurait aussi un chapitre où le sionisme serait qualifié ' "erreur historique" (www.ledevoir.com/2003/02/08/19906.html).
8) Jakob Moneta et Moïse Saltiel:
"il faut rappeler qu’un certain nombre de juifs révolutionnaires non-sionistes ont préféré quitter le pays lorsque la proclamation de l’État d’Israël par David Ben Gourion signa la défaite du courant révolutionnaire juif qui était partisan de la création d’un seul État pour les juifs et les Palestiniens. Citons parmi eux le trotskyste allemand Jakob Moneta et le Grec Moïse Saltiel. Il faudra un jour écrire aussi l’histoire de ces juifs non-sionistes de Palestine".
http://www.gwadaoka.org/konsey_lekti.html
10) Quelques musiciens:
- Yehudi Menuhin (sur la même longueur d'ondes que le rabbin Elmer Berger, lire apparemment Le XXIème siècle, suicide planétaire ou résurrection ? 130 p, Librairie l'Harmattan, ) :
"à l'occasion de la mort du prodigieux violoniste Yehudi Menuhin. (...) la totalité de ces éloges passent sous silence le fait pourtant connu de son hostilité complète et radicale à tout ce qui touche de près le sionisme et l'Etat d'Israël. Son père s'était déjà signalé, dès avant la guerre, par des écrits critiquant très fermement le projet sioniste. Yehudi (son prénom veut dire « le juif ») ne se faisait pas prier pour dénoncer l'inhumanité profonde que suppose le sionisme dans la pratique. Alors faute de pouvoir critiquer ou rejeter un homme entouré d'une charme et d'un prestige irrésistible, les journalistes font le silence sur les "opinions" qu'il entretient à propos des lobbys qui les emploie. Ils « révisent » à leur façon.
(Echos Radar, mars 1999 http://www.aaargh-international.org/fran/actu/actu99/actu9903.html).
- Elias Davidsson, compositeur de piano.
Lettre du 3 juillet 2003 au Monde.
" Cher Monsieur Paris,
Je suis juif, né en Palestine en 1941 et habite actuellement en Islande. J'ai été élevé dans un foyer traditionnel juif, fréquenté une école juive et été membre d'une association de jeunesse sioniste. Et pourtant, j'ai lentement réalisé que le sionisme était une forme insidieuse de racisme et que l'existence d'un Etat basé sur la suprémacie des juifs était contraire aux principes universels des droits humains. C'est pourquoi je pense que votre perspective du conflit dans mon pays natal souffre d'un manque de compréhension de ce qui anime la politique israélienne. Ce conflit n'est pas entre deux nationalismes légitimes et ne pourra pas être résolu sur la base de négotiations. Il s'agit d'un conflit entre deux conceptions incompatibles de l'existence humaine, l'une basée sur la suprémacie raciste (apartheid) et l'autre sur la conception des droits universels de l'homme. Les Palestiniens ne demandent qu'une chose : de pouvoir jouir de leurs droits humains fondamentaux, ce que Israël leur a toujours refusé parce que reconnaître ces droits ne pourra être fait sans renier le projet sioniste d'un Etat bâti sur le contrôle de la politique par des "juifs" (une catégorie définie par la descendance biologique). C'est pourquoi, par exemple, l'Etat "juif" refuse catéogoriquement de reconnaître le droit au retour des réfugiés palestiniens. Leur seul crime : ne pas être membres du peuple "élu". Pourtant, ce droit leur est reconnu aussi bien politiquement (résolutions de l'Assemblée générale des Nations-Unies) que juridiquement (conventions des droits de l'homme). C'est pourquoi Israël refuse d'annexer les territoires occupés et d'accorder à leurs habitants la pleine citoyenneté israélienne et les droits égaux. C'est pourquoi Israël construit un mur autour des villages et villes palestiniens, avec l'espoir de rendre la vie des Palestiniens insupportable et les inciter à émigrer, une forme "douce" d'un crime contre l'humanité.
Or, les Palestiniens ne pourront jamais "devenir des juifs" pour jouir de leurs droits. Je nomme même pas le fait -incontrovertible - que la colonisation sioniste de la Palestine, commencée avec la complicitié de la Grande-Bretagne en 1917, est elle-même illégitime en regard du principe du droit d'un peuple à l'auto-détermination, que cette colonisation a bafoué.
Il ne s'agit donc pas, comme certains le pensent, que le retrait des soldats israéliens d'une petite partie de la Palestine (bande de Gaza et la rive ouest du Jourdain) résoudra les problèmes, car le projet sioniste est continuellement menacé par la paix avec le monde arabe.
Une paix chaude - avec frontières ouvertes - entraînera des relations étroites (commerciales, culturelles et interhumaines) avec le monde arabe et menacera l'assimilation culturelle et biologique de la population juive, et donc l'anéantissement progressif de l'unité juive et de l'Etat. C'est pourquoi cet Etat dit juif ne peux exister qu'avec le maintien d'un mur de haine qui consolide l'unité "nationale" juive. C'est pourquoi tous les dirigeants de l'Etat juif ont suivi une politique de provocations envers les pays voisins. L'Etat juif est donc un phénomène contre-nature, une aberration, et une menace pour la paix. Dire cela ne relève pas de l'antisémitisme. Le contraire est plutôt vrai. Ceux qui tendent aux juifs israéliens un corde pour se pendre sont les vrais antisémites.
Mes réflexions ci-haut sont partagées par des milliers de juifs démocrates par le monde entier, et même par un groupe ultra-orthodoxe juif, Neturei Karta, qui rejette entièrement la légitimité d'un Etat juif. Mon rejet se base sur les principes universels des droits humains tandis que leur rejet se base sur les principes de la Torah juive.
Je vous prie de réfléchir à ces réflexions et donner la place dans vos écrits à l'opposition démocrate parmi des juifs à l'idée d'un Etat juif.
Merci,
Elias Davidsson, compositeur
Reykjavik, Islande "
www.vigie-media-palestine.org/32lemonde.html .
Il semble qu'on en serait pas arrivé à cette violence interminable qui tue les habitants de Palestine depuis des décennies si l'on avait donné plus de publicité à des voix d'observateurs et d'intellectuels juifs. Les citations qui suivent auront modestement pour effet de susciter une réflexion personnelle à rebours des réflexes culturels communautaires, bien que nous ne sachions pas quels buts politiques ou religieux animaient éventuellement ces personnes, militants ou intellectuels aux opinions politiques d'ailleurs variées, mais visiblement sans illusions sur les discours des dirigeants d'Israël.
1) Des hommes politiques juifs antisionistes!
JEWISH CRITICISM OF ZIONISM, Edward C. Corrigan, Middle East Policy Council, Winter 1990-91, Number 35 ,
http://www.mepc.org/public_asp/journal/9012_corrigan.asp
traduction personnelle :
"Israel Zangwill, un des premiers et des plus fervents partisans de Herzl, en vint finalement à rejeter l'idée d'établir un Etats juif en Palestine. Ironiquement, c'est Zangwill qui est l'inventeur de la phrase"un pays sans peuple pour un peuple sans terre". C'est cette phrase qui devint un appel si puissant pour l'établissement d'une implantation sioniste en Palestine. 14
Ce ne fut qu'en 1904 que Zangwill réalisa le problème fondamental du programme sioniste. Dans un discours prononcé à New York cette année-là, il expliqua ceci :
"Il y a ... une difficulté dont le sioniste n'ose pas détourner ses yeux, bien qu'il ose rarement l'affronter. La Palestine a déjà elle-même ses habitants. La juridiction du pasha de Jérusalem est déjà deux fois plus densément peuplée que les Etats-Unis, avec 52 âmes par miles au carré, dont moins de 25% de Juifs; aussi devons-nous être préparés soit à expulser par le sabre les tribus propriétaires comme l'ont fait nos ancêtres, soit à aggriper le problème d'une importante proportion de la population de musulmans... C'est une difficulté beaucoup plu grave que l'antique moquerie antisioniste selon laquelle personne ne viendrait en Palestine si nous l'avions" . . . .15
Zangwill et de nombreux autre sionistes dirigeants se séparèrent du mouvement en 1905 quand l'Organisation Sioniste rejeta l'offre britannique d'installer les Juifs en Ouganda. Au passage, cette proposition était soutenue par Herzl. Les dissidents fondèrent l'Organisation du Territoire Juif pour promouvoir les autres propositions de colonisation. Zangwill en a été élu dirigeant, cependant, celle-ci fut dissoute en 1925.16
Sir Edwin Montagu, le seul membre juif du cabinet de Lloy George au moment où la Grande-Bretagne apporta son premier soutien au sionisme en 1917, était également catégoriquement opposé à la création d'un Etat juif. Il attaqua la déclaration de Balfour et le sionisme parce qu'ils les jugeait antisémites. Montagu basait son raisonnement sur le fait que le sionisme tout comme l'antisémitisme étaient fondés sur le prémisse que les Juifs et les non-Juifs ne pouvaient vivre ensemble. Il craignait aussi qu'un Etat juif ne détruise la sécurité des Juifs des autres pays.17 L'opposition de Montagu au sionisme était soutenue par des représentants dirigeants d'organisations juives anglaises, comme le Board of Deputies et l'Anglo-Jewish Association, et en particulier par Claude Montefibre, David Alexander et Lucien Wolf.18"
14 Israel Zangwill, "The Return to Palestine," New Liberal Review, 11 December 1901, p. 627, cited in David Gilmour, Dispossessed: The Ordeal of the Palestinians (London: Sphere Books, 1982), p. 44.
15 Israel Zangwill, The Voice of Jerusalem (London: William Heinemann, 1920), p. 88 quoted in Hani A. Faris, "Israel Zangwill's Challenge to Zionism," Journal of Palestine Studies, Spring 1975, p. 85.
16 Aryeh Rubinstein (ed.), The Return to Zion (Jerusalem: Keter Books, 1974), p. 63.
17 See "Memorandum of Edwin Montagu on the Anti-Semitism of the Present (British) Government: Submitted to the British Cabinet August 1917," reproduced in From Haven to Conquest, Walid Khalidi ed. (Beirut: The Institute for Palestine Studies, 1971), pp. 143-151.
18 Walter Laqueur, A History of Zionism (New York: Holt, Rinehart and Winston, 1972), p. 400; See also Chaim Weizmann, Trial and Error (New York: Harper and Brothers, 1949), p. 163. For an example of Wolf s views see "The Zionist Peril," Jewish Quarterly Review, October 1904, pp. 1-25.
2) Maxime Rodinson, préface de 1968 à Abraham Léon, La conception matérialiste de la question juive, pp.XLI-XLIII.
"...la création de l’État d'Israël en 1948 a poussé les juifs de partout à
des sentiments de solidarité contribuant à renforcer ou à reconstituer un particularisme
qui s'écroulait et qui d'ailleurs manquait le plus souvent de toute base culturelle,
sociale ou même religieuse. Je ne crois pas qu'il y ait lieu de s'en réjouir.
[XLII]
La situation actuelle des juifs, apparemment triomphants en Israël, apparemment
à l'apogée de leur prestige dans le monde capitaliste est plus tragique sous
cette gloire qu'elle ne l'a souvent été sous l’humiliation. Le sionisme a réalisé son
objectif principal, la création d'un État juif en Palestine, utilisant une situation créée
par les impérialismes européo-américains et, à diverses phases, s'appuyant directe-ment sur l’un ou l'autre de ces impérialismes. Comme l'avait dit Léon entre autres
cela n'a nullement résolu le « problème juif». Cela l'a même incomparablement aggravé.
Comme l'avaient annoncé bien des juifs et des non-juifs, non seulement des
révolutionnaires et des marxistes, mais tout aussi bien des libéraux bourgeois, cela a
en tout premier lieu créé un problème inextricable dans les rapports entre la colonie
juive de Palestine et le peuple arabe dont le droit élémentaire à être maître de son
territoire se trouvait violé par celle-ci. La protestation palestinienne a été très tôt
soutenue par l'ensemble du monde arabe. Il était impossible qu'il en fût autrement à
une époque d'essor du nationalisme arabe. L'enchaînement des protestations et des
réactions que celles-ci entraînaient a déjà causé plusieurs guerres, d'innombrables
petites opérations militaires, émeutes, bagarres, attentats individuels et collectifs. Il
est aisément prévisible que ce processus va continuer et que nous devons nous attendre
en Palestine à une ou plusieurs tragédies de première grandeur.
Le problème palestinien, créé par le sionisme et majoré par son triomphe local,
a répandu, comme il était inévitable, la haine du juif dans les pays arabes où
l'antisémitisme était pratiquement inconnu auparavant, Les sionistes y ont très activement
aidé par leur propagande incessante tendant à persuader que sionisme, judaïsme
et judéité étaient des concepts équivalents. Le problème palestinien a contribué
à renforcer les éléments les plus réactionnaires des pays arabes, désireux comme
partout de donner la priorité aux questions nationales sur le progrès social. Même
les éléments socialistes ont été contraints de consacrer une grande partie de leurs
forces à lutter contre l'État d'Israël qui apparaissait aux yeux de leurs masses, non
sans justifications sérieuses, comme l'incarnation locale de la poussée impérialiste
mondiale. Le succès sioniste en Palestine a offert aux puissances impérialistes mille
moyens de monnayer leur appui et leurs armes au Proche-Orient. Les réactions arabes
ont permis, en Israël même, par un chantage à l'unité nationale analogue à celui
qui se décèle dans les États arabes, de favoriser les orientations les plus chauvines et
les plus rétrogrades. Une partie importante de la population juive mondiale, la colonie
juive israélienne, s'est trouvée ainsi engagée dans une voie sans issue, acculée à
une politique d'agressions préventives à l'extérieur, de lois discriminatoires à
[XLIII]
l'intérieur, tout cela développant une mentalité raciste et chauvine, poussant sur le
chemin de la régression sociale.
Cet immense gâchis ne pouvait se limiter à la Palestine ni même au monde
arabe. Dans les conditions de sensibilisation des juifs de partout après le grand mas-sacre
hitlérien, il était fatal que beaucoup d'entre eux, ignorant les conditions du
drame palestinien ou voulant les ignorer, éprouvent un sentiment de solidarité élémentaire
quand les péripéties palestiniennes amenaient un revers des juifs de là-bas
ou plus souvent (jusqu'ici) la prévision d'un revers, prévision que la propagande
sioniste (et arabe aussi pour d'autres raisons) prenait soin de présenter comme à peu
près assurée et comme devant prendre des dimensions tragiques.
Ainsi, tandis que le judaïsme religieux retournait aux impasses de la religiosité
ethnocentrique qu'il n'avait jamais tout à fait abandonnées, les juifs du monde entier
étaient entraînés loin des horizons universalistes vers lesquels tant d'entre eux
s'étaient tournés dans la phase précédente. La solidarité avec Israël provoquait nombre
d'implications dangereuses en termes d'options de politique internationale. Mais
surtout elle risquait gravement de recréer une entité quasi-nationale en voie de liquidation
depuis plusieurs siècles. Un chantage permanent, moral et physique,
s'exerce sur les juifs qui refusent de se considérer comme membres d'une communauté
à part à laquelle ils devraient allégeance. On exige d'eux l'adhésion à des options
prises sur la terre palestinienne par des organismes sur lesquels ils n'ont aucun
contrôle et comme suite à des options antérieures auxquelles la majorité des juifs du passé avaient refusé de s'associer quand ils ne les avaient pas ardemment combattues."
http://www.aaargh-international.org/fran/livres3/aleon.pdf.
3) Abraham Serfaty, juin-juillet 1969.
www.lehman.cuny.edu/deanhum/ langlit/french/souffles/s15/5.html
L'objectif de conquête du monde arabe par le capitalisme européen date des prémisses de sa mutation en impérialisme moderne. Cet objectif contint d'emblée l'effort de division entre juifs et musulmans. Précurseur à la fois de la «gauche» européenne et de l'impérialisme, Napoléon lanca de Gaza, en 1799, une proclamation aux juifs d'Afrique et d'Asie au nom, avoué, des «idéaux» de la Révolution française, et, plus réel, des appétits de conquête de la bourgeoisie.
Dans la deuxième moitié du 19' siècle, l'entreprise de colonisation s'organisa, cet effort de division jouant son rôle avec la participation empressée et intéressée des grands banquiers juifs. Edmond de Rothschild (déjà!) créait en Palestine le premier établissement colonial, et, forme nouvelle de la traite, y importait 5.000 juifs de Russie. Parallèlement, et avec des fonds de même source, l'Alliance Israélite Universelle était fondée, et créait ses premiers établissements scolaires dans le bassin méditerranéen, et notamment au Maroc. Le banquier anglais Sir Moses Montefiore effectuait un voyage «philantropique» au Maroc, manifestant «l'inquiétude», largement renouvelée depuis par le colonialisme européen, pour le sort des communautés juives dans le monde arabe.
La réalité de l'Etat d'Israël, lisez-la à travers cet ouvrage d'un auteur sioniste qui cherche, en vain, l'issue aux impasses du sionisme.(1)
L'effondrement du rêve humaniste des juifs trompés par le sionisme, découvrez-le à travers cet autre auteur qui affirme pourtant que le «peuple juif» est une notion «sui generis».(2)
Le crime permanent commis contre le judaïsme, réfléchissez-y à travers l'oeuvre d'Emmanuel Lévyne (3) et le combat qu'il mène depuis qu'il découvrit, sur l'Exodus, la réalité du sionisme.
La réalité du juif marocain dans l'Etat sioniste peut être perçue à travers la sécheresse objective d'études comme celle de cette sociologue juive marocaine, même si celle-ci n'a pu dépasser la perspective «occidentale».(4)
La réalité du racisme dans l'Etat sioniste ressort dramatiquement des deux études conjointes de deux citoyens de cet Etat, l'un musulman, l'autre juif.(5)
La réalité du sionisme comme entreprise impérialiste, la réalité du sionisme comme entreprise d'aventuriers qui n'ont jamais (o) voulu créer un foyer pour les juifs persécutés, mais construire un Etat raciste et expansionniste, enclave de l'impérialisme, ceux qui ne la percevraient pas à travers la réalité vivante actuelle, peuvent lire l'étude de Maxime Rodinson (6) et l'important ouvrage de Nathan Weinstock.(7)
La réalité du fascisme à la tête de l'Etat sioniste peut être perçue à travers l'effrayant auto-portrait que Moshé Dayan trace de lui-même dans son interview à «l'Express» en mai dernier, et dans cette lettre que lui adresse une mère juive, Miriam Galili.
(n) Il faut dire que, lorsqu'on le désire, cela reste, matériellement, presque impossible à réaliser. Aucun des ouvrages ici mentionnés, ne rentre et n'est en vente au Maroc, double effet de la censure et du réseau étranger des libraires. La presse de langue française au Maroc est, soit sioniste, soit entachée de racisme. La presse de l'étranger se ramène au sionisme de «France-Soir» et à la soit-disante objectivité du «Monde». Le premier devoir des patriotes est donc d'organiser cette information.
(1) Marc HILLEL. Israël en danger de paix. Fayard. Paris, 1968.
(2) Saül FRIEDLANDER. Réflexions sur l'avenir d'Israël. Seuil. Paris, 1969.
(3) Emmanuel LÉVYNE. Judaïsme contre Sionisme. Cujas. Paris, 1969.
(4) Doris BENSIMON-DONATH. Développement et sous-développement en Israël, in Revue Française de Sociologie. Octobre-décembre 1968.
(5) Sabri GERICS. Les arabes en Israël, précédé de Les juifs et la Palestine par Eli Löbel. Maspero. Paris, 1969.
(6) Maxime RODINSON. Israël fait colonial? in Les Temps Modernes, nº spécial de juin 1967 sur «Le conflit israélo-arabe».
(7) Nathan WEINSTOCK. Le sionisme contre Israël. Maspero. Paris, 1969.
4) Congrès central des rabbins des Etats-Unis et du Canada
The New York Times 11 février 2001.
"Pourquoi nous sommes contre le gouvernement israéliens et ses guerres"
A la suite des élections de l'état d'Israël, l'idée que les juifs religieux et leurs partis soutiennent un candidat favorable au ralentissement ou à l'interruption du processus de paix est devenue un lieu commun. On a créé l'impression que les juifs ultra-orthodoxe, conformément aux croyances traditionnelles de la Thora, sont les partisans les plus farouches du maintien de la souveraineté israélienne sur les "territoires" et le mont du Temple à Jérusalem.
En réalité, rien n'est plus éloigné de la vérité.
Il y a deux mille ans, à l'époque de la destruction du temple, le peuple juif s'est vu interdire par le Créateur (kesubos 111a) l'exercice d'une souveraineté sur la Terre sainte avant l'ère messianique. Il leur était de plus interdit de mener une guerre, sous quelque forme que ce soit, contre les autres nations tant que durerait l'exil. Le modèle de la vie juive dans la dispersion (diaspora) est une amnière civile, honnête et reconnaissante envers les hôtes dans le monde entier.
Pendant plus de deux mille ans, le peuple juif a accepté son exil comme un décret divin. Les juifs n'ont jamais cherché à se rebeller contre les nations qui leur offraient l'hospitalité ou les autres peuples. A aucun moment de la longue histoire de l'exil des juifs, il n'y a eu de plan ou d'effort pour arracher la Terre sainte à ses maîtres ou à ses habitants. Le seul moyen employé par les juifs pour mettre un terme à leur exil était la prière, la pénitence et les bonnes actions.
De même, à la fin de la période du second temple, le rabbin Yochanan ben Zakkai a défié les zélotes juifs de son temps et mené des pourparlers avec les Romains en vue de la reddition.
Cette constance dans la croyance et la pratique est demeurée intouchée jusqu'à l'avènement du sionisme, il y a à peu près cent ans; c'était à l'époque un mouvement minuscule qui poursuivait un objet métaphysique impossible à atteindre.
La nature profonde du sionisme est de rejeter l'idée d'un exil imposé par Dieu. De plus, il est totalement indifférent aux souffrances et aux dangers qu'il a infligés aux juifs et aux non-juifs, soit directement, soit par l'intermédiaire de son incarnation, l'état d'Israël.
Le sionisme est une rupture totale et radicale avec les croyances et les pratiques du peuple juif au cours de l'histoire.
Depuis son apparition, nos sages et nos lettrés (rabbins) ont constamment condamné l'hérésie sioniste et jusqu'à ce jour, les juifs fidèles à la Thora sont demeurés soumis au décret divin de l'exil. Les travaux qui exposent à la condamnation du sionisme par les lettrés (rabbins) orthodoxes sont nombreux et bien connus.
Il est donc absolument normal que durant les cinquante-deux années d'existence de l'état d'Israël, ses opposants les plus passionnés et les plus constants aient été les juifs de la Thora. En conséquence, la souffrance actuelle et les morts en chaîne que connaissent juifs et non-juifs du fait de l'état d'Israël ne sont pas imputables aux juifs de la Thora qui ont toujours dénoncé la simple existence de l'état d'Israël.
Ainsi, l'hérésie finale du sionisme, à savoir sa négation de la Divine Providence dans l'Histoire, n'est que le produit attendu de son rejet globale de D-u et de la Tora qui caracérise les fondateurs du mouvement. L'histoire ultérieure de cette idéologie bizarre est une série ininterrompue d'actes ouvertement contraires à la Tora. Cette sinistre liste comprend les autopsies désordonnées et forcées, la profanation de masse des cimetières, la conscription militaire des femmes et les tentatives récentes d'incorporation des élèves-lettrés dans les forces armées.
Depuis peu, ceux qui se qualifient eux-mêmes de "sionistes religieux" ont produit une abondante rhétorique militante. Nous déclarons avec tristesse que leur prétention est une violation des croyances millénaires des sages de la Tora et des masses juives.
Le but des juifs de la Tora est de vivre dans une quiète piété au sein de toutes les nations et de tous les peuples. Ceux qui se soumettent à ce programme Divin ne sont partie prenante d'aucune des guerres que l'on nomme à tort des guerres juives mais qui sont, en réalité, des guerres juives.
Nous conclurons en priant pour que le Créateur Lui-même envoie bientôt son messie pour racheter la Terre et que toute l'humanité s'unisse à jamais pour L'adorer.
Le Congrès central des rabbins des Etats-Unis et du Canada, créé en 1952, est une organisation qui représente plus de cent cinquante communautés orthodoxes.
5) Edgar Morin ("je ne me sens pas comme un certain nombre de juifs identifiés à Israël",
entretien avec M. Morin), mardi 9 Novembre 2004, http://www.saphirnet.info/article_1360.html
"Oui, j’ai fait un article que j’ai cosigné avec Sami Naïr et Danièle Sallenave que j’ai appelé « Le Cancer ». Et c’était évidement une critique de la politique israélienne et de la politique de Sharon." [C'est à peu près le constat d'Avraham Burg, ex-président travailliste du parlement israélien, qui parle de cancer, voir plus bas, et Dieudonné va un peu plus loin en remettant en question le projet sioniste même, ayant dit apparemment, "pour moi, le sionisme, c'est le sida du juaïsme", http://fr.news.yahoo.com/050219/202/4a4k1.html ]
6) Un sioniste qui, comme Zangwill, ne voit pas d'avenir au sionisme en Palestine.
Avraham Burg, député du Parti travailliste israélien, ancien président
de la Knesset (1999-2003), ancien président de l’Agence juive.
Le Monde, jeudi 11 septembre 2003, "La révolution sioniste est morte"
Le sionisme est mort, et ses agresseurs sont installés dans les fauteuils du gouvernement à Jérusalem. Ils ne ratent pas une occasion pour faire disparaître tout ce qu’il y avait de beau dans la renaissance nationale.
La révolution sioniste reposait sur deux piliers :la soif de justice et une équipe dirigeante soumise à la morale civique. L’une et l’autre ont disparu. La nation israélienne n’est plus aujourd’hui qu’un amas informe de corruption, d’oppression et d’injustice. La fin de l’aventure sioniste est déjà à notre porte. Oui, il est devenu probable que notre génération soit la dernière du sionisme. Après elle, il restera ici un Etat juif méconnaissable et haïssable. Qui de nous voudra en être le patriote ?
(...)
Le cancer qui ronge le corps du sionisme a déjà atteint la tête. Les métastases fatales sont là-haut.
http://www.assp.ch/page/voix/avrburg110903.html
7) Guy Sorman, janvier 2003, à la télévision « L’Etat d’Israël est un produit de l’histoire idéologique du XIXe siècle (...). C’est un accident historique, et je ne vois pas comment il va pouvoir tenir beaucoup plus longtemps que n’avaient tenu le royaume de Jérusalem ou le royaume de Salomon ». Et Dominique Dhombres, de rajouter dans Le Monde du 10 janvier :"Juif antisioniste, Guy Sorman estime qu'il faut envisager la possibilité de la disparition de l'Etat d'Israël. Il constate ce fait avec angoisse, car c'est là que vit la plus grande partie de sa famille. De tels propos, aux yeux de plusieurs invités de Giesbert, tels Pierre Bénichou et Alain Minc, qui n'ont pas mâché leurs mots, sont tout simplement scandaleux."
http://www.acrimed.org/article873.html (Israël : Sorman une belle !)
http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=853.
http://aaargh-international.org/fran/actu/actu03/actu0302.html
Dans son ouvrage "les enfants de Rifaa", il y aurait aussi un chapitre où le sionisme serait qualifié ' "erreur historique" (www.ledevoir.com/2003/02/08/19906.html).
8) Jakob Moneta et Moïse Saltiel:
"il faut rappeler qu’un certain nombre de juifs révolutionnaires non-sionistes ont préféré quitter le pays lorsque la proclamation de l’État d’Israël par David Ben Gourion signa la défaite du courant révolutionnaire juif qui était partisan de la création d’un seul État pour les juifs et les Palestiniens. Citons parmi eux le trotskyste allemand Jakob Moneta et le Grec Moïse Saltiel. Il faudra un jour écrire aussi l’histoire de ces juifs non-sionistes de Palestine".
http://www.gwadaoka.org/konsey_lekti.html
10) Quelques musiciens:
- Yehudi Menuhin (sur la même longueur d'ondes que le rabbin Elmer Berger, lire apparemment Le XXIème siècle, suicide planétaire ou résurrection ? 130 p, Librairie l'Harmattan, ) :
"à l'occasion de la mort du prodigieux violoniste Yehudi Menuhin. (...) la totalité de ces éloges passent sous silence le fait pourtant connu de son hostilité complète et radicale à tout ce qui touche de près le sionisme et l'Etat d'Israël. Son père s'était déjà signalé, dès avant la guerre, par des écrits critiquant très fermement le projet sioniste. Yehudi (son prénom veut dire « le juif ») ne se faisait pas prier pour dénoncer l'inhumanité profonde que suppose le sionisme dans la pratique. Alors faute de pouvoir critiquer ou rejeter un homme entouré d'une charme et d'un prestige irrésistible, les journalistes font le silence sur les "opinions" qu'il entretient à propos des lobbys qui les emploie. Ils « révisent » à leur façon.
(Echos Radar, mars 1999 http://www.aaargh-international.org/fran/actu/actu99/actu9903.html).
- Elias Davidsson, compositeur de piano.
Lettre du 3 juillet 2003 au Monde.
" Cher Monsieur Paris,
Je suis juif, né en Palestine en 1941 et habite actuellement en Islande. J'ai été élevé dans un foyer traditionnel juif, fréquenté une école juive et été membre d'une association de jeunesse sioniste. Et pourtant, j'ai lentement réalisé que le sionisme était une forme insidieuse de racisme et que l'existence d'un Etat basé sur la suprémacie des juifs était contraire aux principes universels des droits humains. C'est pourquoi je pense que votre perspective du conflit dans mon pays natal souffre d'un manque de compréhension de ce qui anime la politique israélienne. Ce conflit n'est pas entre deux nationalismes légitimes et ne pourra pas être résolu sur la base de négotiations. Il s'agit d'un conflit entre deux conceptions incompatibles de l'existence humaine, l'une basée sur la suprémacie raciste (apartheid) et l'autre sur la conception des droits universels de l'homme. Les Palestiniens ne demandent qu'une chose : de pouvoir jouir de leurs droits humains fondamentaux, ce que Israël leur a toujours refusé parce que reconnaître ces droits ne pourra être fait sans renier le projet sioniste d'un Etat bâti sur le contrôle de la politique par des "juifs" (une catégorie définie par la descendance biologique). C'est pourquoi, par exemple, l'Etat "juif" refuse catéogoriquement de reconnaître le droit au retour des réfugiés palestiniens. Leur seul crime : ne pas être membres du peuple "élu". Pourtant, ce droit leur est reconnu aussi bien politiquement (résolutions de l'Assemblée générale des Nations-Unies) que juridiquement (conventions des droits de l'homme). C'est pourquoi Israël refuse d'annexer les territoires occupés et d'accorder à leurs habitants la pleine citoyenneté israélienne et les droits égaux. C'est pourquoi Israël construit un mur autour des villages et villes palestiniens, avec l'espoir de rendre la vie des Palestiniens insupportable et les inciter à émigrer, une forme "douce" d'un crime contre l'humanité.
Or, les Palestiniens ne pourront jamais "devenir des juifs" pour jouir de leurs droits. Je nomme même pas le fait -incontrovertible - que la colonisation sioniste de la Palestine, commencée avec la complicitié de la Grande-Bretagne en 1917, est elle-même illégitime en regard du principe du droit d'un peuple à l'auto-détermination, que cette colonisation a bafoué.
Il ne s'agit donc pas, comme certains le pensent, que le retrait des soldats israéliens d'une petite partie de la Palestine (bande de Gaza et la rive ouest du Jourdain) résoudra les problèmes, car le projet sioniste est continuellement menacé par la paix avec le monde arabe.
Une paix chaude - avec frontières ouvertes - entraînera des relations étroites (commerciales, culturelles et interhumaines) avec le monde arabe et menacera l'assimilation culturelle et biologique de la population juive, et donc l'anéantissement progressif de l'unité juive et de l'Etat. C'est pourquoi cet Etat dit juif ne peux exister qu'avec le maintien d'un mur de haine qui consolide l'unité "nationale" juive. C'est pourquoi tous les dirigeants de l'Etat juif ont suivi une politique de provocations envers les pays voisins. L'Etat juif est donc un phénomène contre-nature, une aberration, et une menace pour la paix. Dire cela ne relève pas de l'antisémitisme. Le contraire est plutôt vrai. Ceux qui tendent aux juifs israéliens un corde pour se pendre sont les vrais antisémites.
Mes réflexions ci-haut sont partagées par des milliers de juifs démocrates par le monde entier, et même par un groupe ultra-orthodoxe juif, Neturei Karta, qui rejette entièrement la légitimité d'un Etat juif. Mon rejet se base sur les principes universels des droits humains tandis que leur rejet se base sur les principes de la Torah juive.
Je vous prie de réfléchir à ces réflexions et donner la place dans vos écrits à l'opposition démocrate parmi des juifs à l'idée d'un Etat juif.
Merci,
Elias Davidsson, compositeur
Reykjavik, Islande "
www.vigie-media-palestine.org/32lemonde.html .